Nouvelles

Une pensée pour notre ami
ALAIN COSTARD
qui nous a quitté le
samedi 26 novembre 2005

Pour une riposte d’ampleur !!!
La journée de grève nationale du « Seul » 08 novembre dernier, motivée par un cahier revendicatif légitime et conséquent, (salaires, retraites, casse du service public, emplois, …) n’a obtenu de la part de la direction que des réponses évasives et très insuffisantes.
Ceci nous pousse à réfléchir sur l’efficacité d’une grève carrée de 24 heures.
Il nous faut réfléchir à une riposte autre qu’une grève de 24h.
C’est la seule alternative !!!
[Lire le tract Sudrailnormandie]


En l'absence de preuves, tant sur la réalité des faits que sur l'auteur de la prétendue agression, c'est le procès de SUD-Rail, le procès du syndicalisme de lutte qu'a fait l'avocat de la direction.
Le procureur a requis 3 mois de prison avec sursis et 600 €uros d'amende. ![]() ![]() |
C’est donc sans aucun doute la peur de voir Patrick justement acquitté par le tribunal qui pousse la direction à se précipiter dans l’envoi d’une convocation à comparaître au conseil de discipline en vue de révoquer notre camarade Patrick de la SNCF.
SUD-Rail appelle les ADC à se préparer à témoigner très vigoureusement leur opposition à cette croisade [lire le tract fédéral]

Grève du 08 novembre, la direction répond:
Suite au mouvement de grève du 08 novembre, Anne Marie Idrac a adressé un courrier aux fédérations syndicales de cheminots.
Il reprend pour l’essentiel le contenu du courrier envoyé le 06 novembre. Pour autant, il apporte quelques précisions sur l'emploi, les suppressions de postes de vendeurs, la traction…

Retraites,
Idrac change de voie...
Lors d'une interview au quotidien 20 Minutes dans son édition du 13 novembre 2006, la présidente de la SNCF défend les retraites des cheminots :
" Il n'y a pas lieu de remettre le régime à plat " s'est elle insurgée au lendemain de la grève du 08 novembre : est-ce un gag ???
Il semblerait que cette ancienne secrétaire d'Etat aux Transports ait changé d'avis depuis qu'elle a pris les rennes de l'entreprise en juin.
Elle a assuré, en réaction à un article des Echos évoquant une " faillite virtuelle " que le coût des pensions ne pesait pas sur la SNCF.
Même si ces propos peuvent nous réjouir, restons méfiants à l'égard de celle qui a soutenu la réforme de notre régime de retraites alors qu'elle participait au gouvernement Juppé, en 1995.

Suite de la grève à la SNCF.
La grève appelée par six fédérations syndicales dont SUD-Rail montre que les cheminots refusent la politique de casse du service public développée par la direction de l’entreprise aux ordres du gouvernement.
L’avenir du service public ferroviaire, notamment du fret, l’emploi et la lutte contre le chômage, méritent autre chose que le mur de silence et de mépris construit par Mme Idrac.
La fédération SUD-Rail propose aux autres fédérations une rencontre dans les jours qui viennent, pour déterminer ensemble les suites à donner à ce mouvement.
SUD-Rail reste favorable à une grève reconductible.
SUD-Rail appuiera les actions décidées à la base, avec la volonté de les coordonner nationalement.

FEDERATIONS SYNDICALES DE CHEMINOTS
CGT - FO – CFTC - SUD Rail - CFE/CGC- FGAAC
L |
’inquiétude des cheminots (es) face au remodelage en profondeur de l’entreprise SNCF, réorganisations, polyvalence et mobilité, plan FRET désastreux, filialisation et mise en concurrence y compris à l’intérieur du groupe, suppressions d’emplois et productivité exacerbée, a amené l’ensemble des organisations syndicales à demander une audience à Mme Idrac afin d’obtenir des réponses sur la stratégie de l’entreprise et des assurances sur le devenir de
Nous n’avons pas eu, lors de cette rencontre, les réponses que nous étions en droit d’attendre. Malgré un affichage et un discours prônant un dialogue social de qualité,
Les organisations syndicales, font en commun le constat que seule une mobilisation massive de cheminots est capable de faire céder l’entreprise sur leurs justes revendications.
Désorganisation, contraction de l’appareil de production, suppression de plus de 7 000 cheminots, fermeture de gares, de triages, de chantiers, pertes de nombreux trafics, choix favorisant l’arrivée de la concurrence privée…constituent les éléments tangibles du plan FRET 2004-2006.
Les Fédérations Syndicales de cheminots exigent des annonces immédiates :
- L’arrêt des décisions à caractère irréversible qui affaiblissent l’appareil de production.
- L’engagement que le FRET ne sera pas filialisé.
- L’engagement sur une politique de développement, de volume de l’activité FRET SNCF avec les moyens correspondants.
Les Fédérations Syndicales de Cheminots ont signifié leur opposition à
- Elles exigent une seule réglementation du Travail dans le secteur ferroviaire et l’application du RH 0077 à tous les personnels du Transport Ferroviaire.
service public sncf
La structuration en branches a un seul but, la rentabilité financière. Elle a comme conséquence la réduction des coûts du travail et l’abandon des activités estimées non rentables, la filialisation ou l’externalisation d’activités.
Pour y parvenir, une multitude de projets fleurissent un peu partout. Le Plan de Logistique Industrielle (PLI) avec les fermetures d’ateliers du matériel. Le Plan VFE avec les fermetures de gares, de guichets, de boutiques, de Centres Ligne Directe, de bureaux administratifs et d’établissements sociaux et les projets Alliance pour les ASCT. Au Transport Public, c’est le pilotage par ligne du TER et du Transilien. A l’Equipement, ce sont les modifications de la maintenance et des notions de brigades et de parcours. A
- Au caractère intégré de l’Entreprise Publique.
- A l’unité des métiers et au dictionnaire des filières.
Un coup d’arrêt doit être porté au démantèlement, aux réorganisations, aux filialisations projetées ou en cours, il faut regagner le développement du service public et de notre outil de travail.
emploi et statut
Impacté par tous les projets de réorganisations, de restructurations, l’emploi à statut est en diminution de 14 000 cheminots depuis fin 2001.
Le manque de cheminots se fait durement ressentir sur le terrain avec des répercussions sur le service rendu aux usagers et sur les conditions de travail des cheminots.
Les réductions d’emplois et les menaces qui pèsent sur l’Entreprise Publique intégrée SNCF ne sont pas de nature à rassurer les cheminots sur l’avenir du Statut de notre régime spécial de retraite et de prévoyance.
Les Fédérations Syndicales de Cheminots tiennent à rappeler leur détermination à combattre toute remise en cause, par qui que ce soit, de notre régime spécial de protection sociale. Au-delà d’un recul social pour ce qui est visé, c’est une nouvelle attaque contre tous les salariés dans le cadre de la réforme des retraites projetée en 2008. Elles exigent également :
- L’arrêt des suppressions d’emplois.
- La réalisation immédiate des embauches prévues en 2006.
- La mise en œuvre d’un programme de recrutement au statut pour les années à venir.
- Le respect du dictionnaire des filières.
- Le recrutement immédiat de 1 500 cheminots au statut, pour répondre efficacement à l’augmentation du trafic VFE et TER et au besoin de développement du FRET.
Les Fédérations Syndicales de Cheminots soulignent l’activité revendicative unitaire menée au printemps sur les questions salariales, qui a contraint Direction et Gouvernement à lâcher plus que ce qu’ils avaient initialement prévu :
- Une augmentation générale des salaires et des pensions de + 1,8%.
- Une valorisation de la prime de travail de 10 euros mensuels.
- Mesures bas salaires.
Pour autant, des revendications importantes demeurent. Elles doivent trouver des réponses de la part de
- L’attribution d’un véritable 13ème mois.
revocations
Les Fédérations Syndicales de cheminots constatent l’intensification des dossiers disciplinaires qui se traduisent par une augmentation des révocations. En conséquence, elles exigent : la suspension des conseils de discipline et des mesures disciplinaires engagées dans l’attente des conclusions de l’expertise sur le système informatique de Mosaïque.
Conscientes que seule la mobilisation des cheminots et cheminotes permettra d’imposer des choix de développement du Service Public et des progrès sociaux, les Fédérations syndicales CGT, FO, SUD-Rail, CFE/CGC, FGAAC appellent tous les cheminots à participer à la
Grève Nationale « Tous ensemble »
le mercredi 08 novembre 2006
A cet effet, les fédérations déposent un préavis pour la période du mardi 07 novembre 2006 à 20 h 00 au jeudi 09 novembre à 8 h 00.
Paris, le 20 octobre 2006
Lettre ouverte à Madame IDRAC, Présidente de la SNCF
FEDERATION SYNDICALES CHEMINOTS
N |
os Fédérations Syndicales viennent de prendre connaissance d’une déclaration émanant de
Ainsi, selon les propos de la Direction, nos organisations syndicales et les cheminots n’auraient aucune raison objective de se mobiliser le 8 novembre prochain. Vous n’auriez, toujours selon les mêmes écrits, connaissance d’aucune revendication et cette grève serait uniquement « préventive et rituelle ».
Quel décalage avec la réalité et le vécu des cheminots !
Nous venons donc, par la présente, vous rappeler les motivations profondes qui ont conduit à cette situation conflictuelle.
Dans le cadre de votre prise de responsabilité et après avoir pris connaissance des dossiers en cours à la SNCF, vous avez, fin août – début septembre, reçu en bilatérale l’ensemble des organisations syndicales qui n’ont pas manqué de vous faire part des inquiétudes des cheminots, de leur mécontentement, de leurs revendications.
Les incessantes restructurations, réorganisations, filialisations qui menacent l’avenir même du service public SNCF, les importantes suppressions d’emplois (14 000 depuis 2002), la situation catastrophique du Fret dans laquelle le plan Veron a conduit cette activité, les revendications salariales, l’inquiétude sur le régime spécial et les retraites, les révocations en cours, les revendications spécifiques des métiers ont été les axes essentiels développés par nos Fédérations lors de ces bilatérales.
Unanimement, les Fédérations Syndicales ont convenu dans un communiqué commun que vous n’aviez pas répondu à leurs demandes.
Elles vous ont demandé une table ronde en précisant que, le cas échéant, elles en appelleraient à la mobilisation des cheminots courant octobre.
Convoquées le 3 octobre en table ronde, les Fédérations, qui attendaient des réponses à cette réunion, ont suspendu la journée d’action initialement prévue.
Il appartenait donc à la direction d’apporter le 3 octobre les réponses souhaitées par les cheminots. Il n’en fut rien !
Vous avez donc fait un autre choix. Plutôt que de mener un véritable dialogue social dont la direction ne cesse pourtant pas de se gargariser, c’est le choix du refus et du conflit.
N’étant pas, comme certains aiment à le répéter, des « gréviculteurs », nous vous interpellons, une nouvelle fois, pour vous dire que nous voulons des négociations sur les points très précis cités plus haut que toute la direction connaît parfaitement. Nous sommes disponibles à tout moment pour mener des négociations.
Il n’y a aucune fatalité à ce qu’une grève ait lieu le 8 novembre. La balle est dans votre camp, il vous appartient de faire qu’il en soit autrement.
Paris, le 20 octobre 2006
CGT Didier LE RESTE | FO Eric FALEMPIN | CFTC Alain POTTIER | SUD Rail Christian MAHIEUX | CFE/CGC Gérard BLANC | FGAAC Philippe FRANCIN |

Dans le cadre de la formation CHSCT dispensée par Claude Joie du 06 au 10 novembre au syndicat SUD-Rail Normandie, nous vous proposons une information sur :
La problématique AMIANTE
mercredi 08 novembre 2006
à 17h00 au syndicat SUD-Rail Normandie
Cette réunion d'information est ouverte à tous, venez nombreux.

La famille cheminote est une nouvelle fois endeuillée. La fédération des syndicats SUD-Rail ressent une très grande tristesse et adresse ses plus sincères condoléances à l’épouse de Christophe Kieffer, à ses deux enfants et à ses proches. Nos pensées vont également à tous ceux qui ont été touchés par ce terrible drame.
Christophe, agent de conduite du dépôt de Thionville qui conduisait le train de Fret était très apprécié de ses collègues, il manquera à tous.
Ce drame nous rappelle combien la sécurité ferroviaire, si chère à la culture cheminote, doit rester une priorité et ne peut être sacrifiée sur l’autel de la libéralisation du secteur ferroviaire.
Différentes enquêtes sont en cours, elles détermineront les causes qui ont conduit à la collision.
Comme souvent, les premiers communiqués mettent en avant la possibilité d’une erreur humaine. Cela ne saurait masquer le fait, que les politiques de recherche de toujours plus de productivité et d’économie sont, par leurs effets sur les formations des
Notre combat contre la libéralisation du rail, contre l’éclatement de l’entreprise et la filialisation de pans entiers de son activité, pour la sauvegarde de l’entreprise nationale de service public et pour l’extension de notre RH0077 à tous les salariés du rail est aussi un combat pour la sécurité des usagers et des cheminots
Le drame qui vient de se produire ne peut que renforcer notre détermination à poursuivre notre action.

Les huit fédérations syndicales se sont rencontrées de nouveau le 5 octobre. D’ores et déjà CGT, SUD-Rail, FO, FGAAC se prononcent pour un mouvement de grève le 8 novembre.
Les autres organisations syndicales donneront leur position lors d’une nouvelle rencontre, le 12 octobre après midi. Pour SUD-Rail, nous nous inscrivons dans ce mouvement national, inter-catégoriel et unitaire : à nous de lui donner la forme, la force que nous voulons !
Les thèmes seront ceux qui sont au centre de l’actualité revendicative depuis mois : les restructurations qui se multiplient, les embauches, les salaires, la privatisation … Les fédérations qui appellent à la grève se rencontreront de nouveau le 13, pour travailler sur les mots d’ordre, les revendications qui mobilisent et unifient. La question d’un appel reconductible ou non sera aussi abordée.
A nous tous, dès maintenant, de mener campagne auprès des cheminotes et cheminots pour faire monter la pression.
Partout, il faut sans tarder organiser des réunions de syndiqués, des tournées et permanences dans les chantiers… proposer une campagne unitaire aux autres sections syndicales … construire la grève !