Nouvelles

Table ronde fret du 18 juin 2007
La direction SNCF a réuni ce jour en table ronde les fédérations syndicales de cheminots suite à une demande commune. La direction déclare vouloir devenir un des trois plus grands opérateurs Européen. Le directeur du FRET a annoncé la nouvelle organisation du trafic diffus articulé autour de 3 triages alimentant une trentaine de plateformes de distributions situées dans des zones industrielles et agricoles.
Pour la direction, cette nouvelle organisation va de pair avec des négociations sociales portant sur la flexibilité accrue du temps de travail pour atteindre des gains de productivité de 20 à 30%.
La fédération SUD-Rail a dénoncé :
• Une nouvelle réduction de l’appareil de production : avec la fermeture de 5 triages, il n’en resterait plus que 3 en France.
• La remise en cause du niveau de sécurité des circulations avec la multiplication des incidents et accidents dus aux entreprises privées.
• Une remise en cause de la réglementation du travail SNCF qui va donner lieu à une détérioration des conditions de travail des agents.
La direction n’a pas voulu entrer dans les détails techniques de son projet, se limitant à annoncer l’ouverture de négociations sociales en automne.
Pour la fédération SUD-Rail, l’intérêt général des populations est de transférer le transport du Fret de la route vers le rail et non l’inverse. C’est essentiel dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique et l’insécurité routière. De plus, la libéralisation du fret ferroviaire favorise le dumping social contre les salarié-e-s ; dans le public comme dans le privé, c’est travailler plus pour gagner moins.
Mobilisation des cheminots le 27 juin.
Depuis plusieurs semaines les conflits locaux se multiplient à la SNCF. Ils ont comme point commun le refus des remises en cause des conditions de travail des cheminots, de la diminution des effectifs, des restructurations, notamment au Fret où l’arrivée de la concurrence pousse au dumping social. La fédération SUD Rail appelle les cheminots à participer nombreux aux divers rassemblements qui auront lieu en région et lors du Conseil d'Administration. En fonction de la situation, des préavis pourront être déposés pour favoriser la mobilisation. Lors de la réunion du Conseil d’Administration de la SNCF, la journée du 27 juin doit être l’occasion de coordonner et amplifier ces luttes locales.
Ces journées de lutte sont l’occasion de mener une grande campagne d’information pour préparer une mobilisation de grande ampleur contre les coups durs que les salariés ne manqueront pas de subir.
SUD-Rail exige l’arrêt des réorganisations et externalisations. Alors que le nouveau ministre des transports nous parle de développement durable, la SNCF annonce de nouvelles fermetures de triages (il ne devrait en rester que 3) et l’abandon des trafics les moins rentables. Pour SUD-Rail, il devient urgent de changer de politique des transports, il faut rompre avec le modèle concurrentiel.
Ces mobilisations sont le signe que, malgré les menaces de remise en cause du droit de grève et du régime de retraite, les cheminots n’entendent pas se laisser faire. Dans le contexte politique que nous connaissons, c’est un premier avertissement pour la direction de la SNCF et le nouveau gouvernement. Ils devront en tenir compte.

Les TA de sotteville sont en grève reconductible depuis dimanche 10 juin au soir sur les roulements, la rémunération, les formations, le respect du RH077...[lire le préavis]






Prochaine AG : lundi 10h00

[lire le relevé de décisions de fin de conflit](membres inscrits seulement)


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Le droit de grève n'est pas négociable !
La fédération SUD-Rail réaffirme son opposition à toute remise en cause du droit de grève, donc à l’instauration d’un service minimum obligatoire dans les transports. L’union syndicale Solidaires, dont SUD-Rail est membre, organise les salariés du secteur privé et du secteur public, donc beaucoup d’usagers des transports. Le syndicalisme interprofessionnel a toute légitimité à donner le point de vue des usagers. Nous ne sommes pas les seuls. Les associations d’usagers des transports aussi, bien entendu.
OUI! le service offert aux usagers est améliorable !
Dans le domaine ferroviaire, les usagers veulent un service public de qualité : des trains en nombre suffisant, des trains à l’heure, des trains pas supprimés, des trains propres, du personnel formé pour les accueillir, les renseigner, les acheminer en toute sécurité.
Cheminots et usagers veulent un service maximum !
Le gouvernement se moque éperdument des besoins des usagers. S’il met en avant le « service minimum », c’est pour s’attaquer au droit de grève et tenter de casser les secteurs professionnels qui résistent pour ensuite mieux s’en prendre aux salariés dans leur ensemble. Le patronat, la droite, les financiers qui nous gouvernent ne font aucune différence entre nous : lorsque Balladur s’en est pris aux seules retraites du privé en 93, c’était pour que Juppé s’attaque à celles de la fonction publique en 95, et que Fillon isolent les régimes spéciaux en 2003, dans l’espoir d’en finir avec les cheminots en 2007/2008… Et lorsque Sarkozy fait semblant d’encenser les travailleurs/ses pour dénoncer les chômeurs, c’est pour ensuite généraliser la précarité à tout le monde salarié.
La fédération SUD-Rail s’inscrit dans la démarche des huit fédérations syndicales de la SNCF qui, ensemble, se sont engagées à réagir immédiatement et durement en cas de remise en cause du droit de grève.
La fédération SUD-Rail appelle à un travail commun usagers et cheminots pour que les pouvoirs publics soient obligés de répondre aux vrais besoins de la population en matière de transport collectif.



La présidente IDRAC

en visite à sotteville.
La rencontre aura lieu de 10h45 à 11h45 dans les locaux de l'EVEN Rouen Sud à deux pas de la gare de sotteville.
Soyons nombreux à l'accueillir

Ci-après la déclaration que nous ferons à Madame IDRAC lors de cette rencontre du 22 mai 2007
Nous pensons qu’une telle décision n’est pas une simple mesure technique : c’est une vraie mesure politique. C’est la première étape de la remise en cause de notre régime spécial.
Madame
Le syndicat SUD Rail Normandie, par cette déclaration, a décidé de vous poser 3 questions sur des sujets locaux et régionaux. Nous attendons des réponses claires et précises.
La situation du Fret SNCF est alarmante dans notre région à plus d’un titre.
Sur Le Havre le projet de transférer la charge de travail réalisée actuellement par Fret SNCF (avec des cheminots au Statut soumis au RH077) à la filiale Naviland Cargo (avec des cheminots soumis à la Convention Collective Nationale du Transport Routier) est un projet dangereux. Sans le reconnaître, la direction SNCF procède ainsi à une filialisation pure et simple d’une partie du Fret SNCF. Nous condamnons et nous nous opposons à cette stratégie qui vise notamment à supprimer le RH077 et le dictionnaire des filières.
Quant au triage de Sotteville, dont la charge de travail a déjà été réduite comme une peau de chagrin, nous sommes très inquiets sur son avenir. Certains, notamment dans l’encadrement, parlent d’une fermeture de la butte au 1er octobre. Pouvez-vous nous dire quel est l’avenir et la pérennité du triage de Sotteville ?
Concernant les Instances Représentatives du Personnel, les tentatives d’entrave et les passages en force se multiplient sur notre région, notamment sur l’Etablissement Traction de Normandie :
- non respect de l’Article R.236-8 du Code du Travail : convocation tardive des membres des CHSCT de l’ETN (ex : le 13 mars 2007), non transmission de documents avec l’ordre du jour.
- non respect de l’Article L.236-2-1 du Code du Travail : refus de déclencher un CHSCT à la suite d’un accident ayant pu entraîner des conséquences graves survenu le 26 octobre 2006 sur Sotteville. Deux membres du CHSCT de l’ETN (UP Sotteville) ont été obligés de faire une demande écrite afin qu’il se tienne plus d’un mois après.
- non respect de l’Article L.432-1 du Code du Travail : non consultation du CER sur le projet en cours de délocalisation des CRML de Sotteville.
Cautionnez-vous ces agissements ou, comme nous, êtes-vous attachée au respect du Code du Travail ? En conséquence allez-vous demander au directeur de région d’organiser la consultation du CER sur le projet de délocalisation des CRML de Sotteville ?
Depuis plusieurs années le domaine Matériel subit les projets destructeurs de la direction. L’EIMM de Quatre Mares n’est pas en reste. Depuis 3 ans les heures supplémentaires sont en augmentation : 6000 heures en moyenne par an ; générant pour les agents de l’établissement une inquiétude quant à leur avenir : menace de passage en 2x8, détérioration des conditions de travail, manque de personnel, etc … La direction profite du bas niveau des salaires à Quatre Mares pour instituer les heures supplémentaires, servir la productivité, la flexibilité.
La direction a - t - elle l’intention de remédier à cette situation avec l’embauche de cheminots au Statut et non avec des CDD ou des intérimaires?

Pour un avenir de progrès social. Pour l'emploi, les salaires, les retraites. Pour la paix entre les peuples.
Manifestons le 1er mai
Les manifestations du 1er mai vont revêtir cette année une importance particulière.
Les organisations syndicales se félicitent du fort taux de participation au premier tour de l'élection présidentielle, néanmoins, leurs inquiétudes demeurent sur l'avenir des acquis sociaux et des droits des salariés.
Elles appellent l'ensemble des salariés à poursuivre leurs actions dans l'unité en participant massivement aux manifestations du 1er mai afin de faire entendre leurs revendications, que ce soit en matière d'emploi, de salaire, ou de protection sociale.
- EMPLOI: travailler plus pour gagner plus? Ce slogan présent dans la campagne électorale peut paraître alléchant aux nombreux salariés qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts. Ce serait oublier un peu vite que l'employeur et lui seul décide de l'affectation des heures supplémentaires. La volonté patronale d'accroître le temps de travail, d'intensifier les cadences et de réduire la masse salariale, permettant ainsi d'augmenter les profits des actionnaires.
- SALAIRE: Les salaires et le pouvoir d'achat sont la première préoccupation des Français. Les inégalités se creusent. La précarité de la vie s'étend à des couches de salariés qui se croyaient jusque-là à l'abri. Plus de 15% de salariés sont smicards, soit près de 3 millions d'individus.
- RETRAITE: Le sujet a été peu abordé dans la campagne électorale. Pourtant, la retraite reste l'une des préoccupations majeures des Français, d'autant que la réforme Fillon n'a rien réglé et dès 2008, le dossier reviendra en discussions. Sachant que sur la pénibilité, le MEDEF reste campé sur ses positions en attendant la prochaine réunion le 05 juin 2007.
Les 100 milliards de profits réalisés par les entreprises côtées en bourse doivent répondre au besoin de financement des salaires, de notre protection sociale, et de créations d'emplois.
RASSEMBLEMENTS DANS LE DÉPARTEMENT
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La direction a pris la décision de « sortir » notre Caisse de Prévoyance et de Retraites de
C’est une phase nouvelle dans la remise en cause de notre régime spécial, déjà attaqué de toutes parts. Il s’agit d’une liquidation par étapes, comme cela se pratique déjà dans d’autres régimes spéciaux :
d’abord l’autonomie de la caisse, puis l’alignement progressif sur le régime général, puis fin de la caisse et transfert complet au régime général. Une caisse autonome sera plus facile à rapprocher du régime général, qu’un organisme partie intégrante de
Accepter l’autonomie de
Pour SUD-Rail, c’est évidemment faux. L’objectif est bien de préparer la remise en cause des régimes spéciaux.
Pour SUD-Rail, il faut refuser ce chantage à la faillite de
Ainsi, du jour au lendemain, par un simple changement de règle comptable
réelles de
En 1996, on nous avait fait le coup de la dette du système ferroviaire et le chantage à sa possible
faillite pour nous imposer la séparation de
Accepter d’alléger fictivement les comptes de
Faut-il vraiment recommencer l’expérience
avec notre Caisse de Prévoyance et Retraites ?
Le gouvernement ne doit pas signer les décrets mettant fin à |
PÉTITION: NON A L'AUTONOMIE DE LA Caisse De Prévoyance, LA CPR DOIT RESTER A LA SNCF |
une démarche commune
Les organisations syndicales doivent tenir compte de l’avis des cheminot-e-s.
Agissons pour garder notre CPR au sein de
Le 11 avril, SUD-Rail organisait deux rassemblements : à Paris, devant la direction générale où se tenait le Conseil d’Administration SNCF et à Marseille, au siège de
Marseille : l’intersyndicale du personnel de
-
- Il faut refuser l’autonomisation de
Paris : entre 400 et 500 cheminot-e-s se sont rassemblés devant le siège de la direction SNCF. Ils ont pu entendre les prises de paroles d’une collègue de Sud Energie expliquant comment le même type de réforme appliqué à EDF s’est concrètement traduit par des conséquences néfastes pour les agents malgré les propos rassurants lors de la mise en place.
Des dizaines de milliers de cheminot-e-s ont affirmé leur opposition à ce projet en signant la pétition qui a été remise ce jour à la direction SNCF.
Conseil d’administration : le choix a été fait de sortir la CPR de
Nous avons aussi remarqué que la poursuite de discussions avait permis de multiplier par trois le nombre de sièges d’administrateurs CPR attribués aux organisations syndicales, soit disant en fonction de l’audience électorale. UNSA, CFDT, CFTC qui n’en n’avaient pas à ce titre dans le projet initial en gagnent chacun 1, SUD-Rail qui en avait 1 en garde 1,
Vote des administrateurs représentant les salarié-e-s au conseil d’administration du 11 avril 2007 :
- SUD-Rail : contre
- UNSA : contre
- CGT : refus de se prononcer…

Grève et rassemblement national devant le
Conseil d’Administration de la SNCF,
le mercredi 11 avril, à partir de 10 heures
(siège de la SNCF, gare Montparnasse).
Communiqué de presse du 29 mars 2007 - 11h00
Grève et rassemblement national le 11 avril.
Réunis en Conseil Fédéral les 28 et 29 mars, les
Unanimement, les
Le refus de la casse de la Caisse de Prévoyance et Retraite de la SNCF mérite une action forte, nationale et unitaire.
La fédération
La fédération
La fédération
La fédération
Communiqué de presse du 27 mars 2007 : Comité Central d’Entreprise : SUD-Rail refuse la casse de la CPR.
Communiqué de presse du 23 mars 2007 : SUD-Rail contre la casse du régime de Prévoyance et de Retraites des cheminots.
Communiqué de presse du 20 mars 2007 : La Caisse de Prévoyance et de Retraite des cheminots doit rester au sein de la SNCF !
PÉTITION: NON A L'AUTONOMIE DE LA Caisse De Prévoyance, LA CPR DOIT RESTER A LA SNCF |
Les nouvelles normes comptables IFRS sont absurdes et dangereuses. Sous l’effet du libéralisme mondialisé, les financiers décident des règles du jeu. Depuis quelques années, ils veulent mettre en place des normes comptables identiques dans toutes les entreprises pour pouvoir mieux jongler dans les achats de diverses sociétés. Les entreprises publiques comme Cela remet en cause le principe de notre système de retraite par répartition, qui verse les pensions grâce aux cotisations sociales du moment. C’est comme si on demandait aux parents de mettre sur leur compte bancaire la totalité des dépenses que leur coûteront leurs enfants jusqu'à l’age de 25 ans ! Demain, une nouvelle norme imposera t'elle à l'entreprise de provisionner nos salaires? C’est totalement absurde !
SUD-Rail dénonce et refuse cette logique absurde et libérale. |
La direction a pris la décision de « sortir » notre Caisse de Prévoyance et de Retraites de la SNCF. C’est un prélude à la mise à mort de notre régime spécial déjà attaqué de toutes parts.
Il s’agit d’une liquidation par étapes, comme cela se pratique déjà dans d’autres régimes spéciaux, par exemple à La Poste : d’abord l’autonomie de la caisse, puis l’alignement progressif sur le régime général, puis fin de la caisse et transfert complet au régime général.
La SNCF a déjà entériné cet abandon de la CPR puisque lors des dernières négociations salariales du 1er mars 2007, pour la première fois elle a refusé de discuter d’une quelconque revalorisation des pensions. La direction sépare dès maintenant les actifs des retraités !
Nous, cheminots, cheminotes, ne sommes pas dupes.
Nous refusons l’autonomie de la CPR et exigeons, avec l’ensemble des salariés de la CPR, fortement mobilisés, le maintien de la CPR au sein de la SNCF.

très loin du compte!!!
Malgré le contexte social très chargé dans lequel s'ouvraient ces négociations salariales du 1er mars 2007, les réponses de la direction sont loin d'être à la hauteur des revendications des cheminots, soit :
Mesures d’augmentation générale :
- 0,4% au 1er février 2007
- 0,3% au 1er mai 2007
- Pour les bas salaires, des revalorisations de prime devraient juste permettre de ne pas être en dessous du SMIC
En effet, depuis 25 ans, les diverses mesures d’austérité, de modération salariale et la hausse des prélèvements sociaux ont conduit à avoir aujourd’hui des travailleurs pauvres dans notre entreprise.
En cela, les cheminots ne se différencient guère du reste de la société.
Il est à noter que, pour la première fois, la direction a séparé la négociation sur les retraites des négociations salariales proprement dites en la renvoyant fin mars.

Pour SUD-Rail, seule la mobilisation unitaire des cheminots, comme ils l’ont montré le 08 février 2007 en manifestant dans les rues de Paris, peut contraindre la direction à revoir sa copie sans attendre d’hypothétiques lendemains qui chantent.