Nouvelles
Deuxième table ronde à la SNCF.
Décote et indexation sur les prix : confirmation du gouvernement !
Ce jour se tenait la deuxième table ronde tripartite au cours de laquelle devait être évoqué deux des sujets au cœur de la grève des cheminots : la décote et l’indexation sur les prix.
Ces sujets ont été évoqués, mais pour entendre le gouvernement confirmer que ceux-ci n’étaient pas négociables.
Pour SUD-Rail c’est inacceptable !
Cette attitude du gouvernement et de la direction montre, comme nous le disions pendant la grève, qu’il aurait mieux valu négocier à chaud, sous la pression des grévistes.
SUD-Rail informera les cheminots du contenu de ces réunions.
SUD-Rail y a porté le mandat issu des Assemblées Générales de grévistes pendant 10 jours :
-Refus de l’allongement de la durée de cotisation,
-Refus de l’instauration du système de décotes,
-Refus de l’indexation des pensions sur les prix,
-Refus du double statut qui pénalisera les futurs embauchés.
SUD-Rail voit dans cette première réunion la confirmation de ce que nous disions : nous aurions été plus forts en imposant des négociations à chaud, sous la pression et le contrôle direct des grévistes.

La table ronde du du 04 décembre concernant la réforme du régime spécial des cheminots abordera


SUD-Rail revendique:
- La non application d'un système de décote pénalisant la pension des cheminots,
- le maintien des bonifications,
- le maintien de l'indexation des pensions sur le salaire.

La table ronde du du 04 décembre concernant la réforme du régime spécial des cheminots abordera le sujet


SUD-Rail revendique:
- Le maintien du calcul des pensions sur une durée de travail de 37,5 ans.
La délégation
- à travers des chiffres de grévistes extrêmement forts, plusieurs fois, ce qui n’a pas suffi pour que le gouvernement revoie sa copie ;
- à travers des assemblées générales rassemblant beaucoup de grévistes qui, ainsi, décident de leur grève, de sa poursuite, des revendications et peuvent contrôler les négociations
C’est ainsi que lundi et mardi, à l’initiative des six fédérations syndicales dont
- du passage de 37 annuités et demi à 40, prélude à la suite de l’attaque contre l’ensemble des régimes de retraite en 2008.
- Des décotes.
- De la désindéxation des pensions par rapport aux salaires.
- De la mise en place d’un double statut qui pénaliserait les jeunes et futurs cheminots, ce qui signifie notamment le maintien pour tous du système de bonification.
Cette négociation à chaud, durant la grève, n’est pas une réunion comme une autre et ne peut être traitée comme telle.
Des dizaines de milliers de cheminots, demain matin, se réuniront en assemblées générales pour analyser ce qui en sortira, et prendront leurs décisions en conséquence, comme ils le font depuis huit jours.
La fédération
Une des forces de ce mouvement est son caractère unitaire.
Nous regrettons les appels à la reprise du travail lancés par certaines organisations syndicales en fin de semaine d’une part, hier et aujourd’hui d’autre part, car l’urgence est à maintenir la pression.
Pour autant, nous respectons toutes les positions, dans la mesure où elles sont clairement exprimées : elles correspondent à des orientations syndicales différentes.
Cette réunion doit, pour les grévistes, grâce à qui cette réunion existe, débouchait sur une réponse claire sur leurs revendications.
C’est ce que nous attendons.
Sur les évènements de ce matin, nous redisons que les cheminots, qui assurent tous les jours la sécurité des usagers, en connaissent trop l’importance pour s’adonner à des actes pouvant mettre en danger autrui.
La vraie question à se poser, c’est à qui profite ce genre d’évènement. Manifestement pas à celles et ceux dont la priorité est de poursuivre la lutte contre la contre-réforme du gouvernement.
A qui profite le crime ?
Des actes qui n'aident pas le mouvement des cheminots.
Nous avons appris par la presse les d'exactions commises à la SNCF ; le n° 2 de l'entreprise, M. Pépy, parlant même d'actes de sabotages concertés.
Les cheminots, assurant tous les jours à la sécurité des usagers, en connaissent trop l'importance pour s'adonner à des actes pouvant mettre en danger autrui.
Pour l'heure, il n'existe aucune preuve que ces actes soient le fait de grévistes ou même de cheminots. Nous appelons donc la direction à un minimum de prudence dans ses déclarations. Nous appelons également le président de la république à cesser de criminaliser le mouvement responsable des cheminots comme il l'a fait hier au Congrès des Maires, en appelant au maintien de l'ordre public. Mettre de l'huile sur le feu ne ferait qu'alourdir un climat déjà tendu.
Pour SUD-Rail, l'important est le mouvement de grève collectif des cheminots pour obtenir réponse à leurs revendications qu'apporteront ou non le gouvernement et la direction de la SNCF cet après-midi.
Pour SUD-Rail, la question à se poser est : "à qui profite le crime ?". A l'évidence, ce ne sont pas les grévistes qui, au matin de l'ouverture des négociations après 8 jours de grève, en sont les bénéficiaires.
Saint-Denis, le 21 novembre 2007 10H30
Les cheminots ne désarment pas, loin de là, c’est ce que démontre une fois de plus la très large participation des cheminots aux Assemblées Générales. Au regard de cette participation, il est très difficile d’accorder encore de la crédibilité aux chiffres officiels de grévistes donnés par
Toutes les Assemblées Générales qui se sont tenues hier ont, à la quasi unanimité, reconduit le mouvement de grève pour 24 heures.
La plateforme revendicative commune qui était présentée par les 6 fédérations syndicales de cheminots, qui soutiennent le mouvement de grève en cours, a été très majoritairement adoptée. Mais les cheminots ont très souvent tenu à faire préciser par amendement, leur refus de:
- l’allongement de la durée de cotisation à 40 ans,
- du système de décote,
- de l’indexation des pensions sur les prix,
- de la suppression des bonifications pour les agents de conduite embauchés à partir du 1er janvier 2009.
C’est ce mandat des assemblées Générales ainsi précisé que la délégation de la fédération SUD-Rail portera à la réunion réunissant Direction SNCF / représentant de l’Etat / Organisations syndicales.
Dans l’attente de résultats concrets, correspondants aux attentes exprimées par les cheminots dans les assemblées générales, la fédération SUD-Rail appelle à reconduire le mouvement pour une nouvelle période de 24 heures.
- de l’allongement de la durée de cotisation à 40 ans,
- du système de décote,
- de l’indexation des pensions sur les prix,
- d’un double statut dans l’entreprise.
- Site de Dieppe: AG interservices à 10h00 à la gare, salle TAC
- Site du Havre: AG interservices à 10h00 à la gare
- EEV.HN, ELOG, EVEN externe: AG à 09h00 devant cabinet médical
- EEFrêt Sotteville: AG à 09h00 au poste F
- EVEN HN sotteville: AG à 07h30 près de la gare
- ELOG Sotteville: AG à 08h30
- QM: AG à 07h30 atelier Quatre Mares
- EMM Normandie, UP Sotteville: AG à 08h00
- ETN: AG à 09h30 au dépot Sotteville
- ECT Rouen: AG à 09h30
- DR: AG à 08h00 à la direction régionale

Il n'est pas trop tard pour entrer dans la grève et amplifier le mouvement.
Si vous avez une question sur l'aspect réglementaire des conditions de mise en grève, n'hésitez pas à nous contacter.
Lundi 19 novembre, à l'initiative de l'inter-syndicale, un rassemblement aura lieu à 11h00 au Théatre des Arts de ROUEN, suivi d'un pique nique (à prévoir individuellement)
Exceptionnellement, l' assemblée générale interservices aura lieu à 14h00 devant le théatre des Arts au lieu du dépôt de sotteville. Cette assemblée est ouverte à tous.
SUD-Rail demande à tous ceux qui souhaitent étendre le mouvement, cheminots, électriciens, gaziers, étudiants... de participer à ce rassemblement .


4ème jour de grève des cheminots.
Contrairement à ce que veulent faire croire les chiffres de la direction, le mouvement ne s'essouffle pas. Les cheminots étaient encore plus nombreux hier à participer aux Assemblées Générales qui ont reconduit la grève, pour certaines jusqu'à lundi.
Hier soir, après son passage à l'Élysée, la direction a envoyé à 6 fédérations un "Document de méthode sur la réforme du régime spécial". Comme pour la lettre de Xavier Bertrand du 14 novembre, la direction de la SNCF n'a pas adressé ce document à la fédération SUD-Rail.
Cette attitude relève de la discrimination syndicale et vise à exclure la 2ème organisation syndicale choisie par les cheminots au seul motif que nous portons fidèlement les revendications des cheminots qui n'acceptent pas la régression sociale que constitue la contre réforme du gouvernement. Nous nous sommes rapidement procurés ce document.
Il apparaît clairement qu'aucun des trois points fondamentaux décrétés comme non négociables par le gouvernement ne fait partie du contenu de la négociation. Seuls sont négociables les modalités et le calendrier d'application de la contre réforme du gouvernement.
La fédération SUD-Rail a transmis toutes les informations en sa possession aux cheminots qui se réuniront aujourd'hui afin qu'ils aient tous les éléments pour apprécier la situation.
A cette heure, la fédération des syndicats SUD-Rail appelle les cheminots à poursuivre la grève et à se rassembler très massivement lundi pour débattre des suites à donner au mouvement en cours.
- Site de Dieppe: AG interservices à 10h00 à la gare
- Site du Havre: AG interservices à 10h00 à la gare
- EEV.HN, ELOG, EVEN externe: AG à 09h00 devant cabinet médical
- EEFrêt Sotteville: AG à 09h00 au poste F
- EVEN HN sotteville: AG à 07h30 près de la gare
- ELOG Sotteville: AG à 08h30
- QM: AG à 07h30 atelier Quatre Mares
- EMM Normandie, UP Sotteville: AG à 08h00
- ETN: AG à 10h00 au dépot Sotteville
- ECT Rouen: AG à 09h30
- DR: AG à 08h00 à la direction régionale

- le refus du passage de 37.5 à 40 ans de cotisations
- le refus du système de décotes
- le refus de l'indexation des pensions sur les prix plutôt que sur les salaires
Ce jour, 15/11/2007, environ 400 personnes y étaient présentes, réunissant cheminots, étudiants et professeurs...
CGT - CFDT - CFTC - FO -SUD Rail - UNSA
Les organisations syndicales de l’agglomération de Rouen CGT, CFDT, CFTC, FO, SUD Rail, UNSA, réunies en inter-syndicale le 15 novembre 2007, se félicitent de la mobilisation des cheminots et de la reconduction de la grève dans toutes les Assemblées Générales.
L’inter-syndicale réitère son refus :
- Du passage de 37 ,5 ans à 40 ans de cotisation,
- Des décotes
- De l’indexation des pensions sur les prix plutôt que sur les salaires.
- De la suppression des bonifications pour les Agents de Conduite embauchés à partir du 1 janvier 2009
L’inter-syndicale appelle à l’amplification de la mobilisation afin que les revendications des cheminots soient entendues et respectées
Sotteville le 15 novembre 2007
Pour gagner, on continue !
Le 18 octobre, un nombre historique de grévistes à la SNCF, mais aussi à EDF/GDF, à la RATP, les dizaines de milliers de manifestant-e-s de toutes professions, auraient pu amener le gouvernement à revoir sa copie. La détermination des cheminot-e-s et agents de la RATP, qui décidèrent en assemblées générales, d’utiliser le rapport de force ainsi créé pour reconduire le mouvement, aurait pu être pris en compte par le gouvernement. A la place, ministre et directrice préférèrent jouer sur la division syndicale, félicitant les organisations syndicales qui avaient bloqué sur une « 24 heures ».
L’appel national à la grève reconductible à compter du 14 novembre, lancé par sept fédérations de cheminots, rejointes par la plupart des syndicats de la RATP, d’EDF/GDF, de l’Opéra de Paris, aurait pu permettre le retrait du projet, l’ouverture de négociations pour améliorer le régime de retraite de tous.
Au lieu de ça, ministre et gouvernement ont encore cherché la division syndicale en survalorisant des tractations avec un syndicat qui recueille 3% des voix aux élections professionnelles à la SNCF décidant de co-organiser la remise en cause du contrat de travail des cheminots et le vol d’une partie de notre salaire (via les cotisations sociales) par la direction.
La force du mouvement ce 14 novembre, la décision de toutes les assemblées générales qui se sont tenues à travers le pays de reconduire la grève, aurait pu permettre un sage retrait de la contre réforme.
Au lieu de ça, le gouvernement accentue encore la division, mettant en avant les propositions d’aller négocier la remise en cause de nos régimes spéciaux entreprise par entreprise.
Face à ces provocations gouvernementales, les grévistes sauront répondre : unité !
Dans chaque assemblée générale, se dégagent, le même constat, la même colère, la même détermination :
« Nous sommes en grève pour que le gouvernement retire sa contre-réforme, pas pour savoir comment faire passer la pilule ! ».
« Pas de remise en cause de notre contrat de travail ».« A quoi ça rime de vouloir nous faire bosser plus longtemps quand des millions de jeunes sont au chômage ! »
« Il faut améliorer la retraite des salariés du privé, pas détériorer la notre »
Ce sont ces revendications, ces positions, que Sud-Rail défend
- dans les assemblées générales de grévistes
- face à la direction SNCF
- face aux pouvoirs publics
Toutes les AG ont reconduit le mouvement.
Un syndicalisme Solidaire:
Dans chaque secteur professionnel concerné (SNCF, RATP, EDF/GDF, Opéra de Paris), les syndicats SUD de l’union Solidaires agissent de la même façon : partout nous appelons à la grève reconductible et à la tenue d’assemblées générales démocratiques pour décider.
D’autres organisations sont divisées, appellent à la grève dans un secteur mais pas dans l’autre ; on prône la reconduction chez les uns, la grève de 24 heures ailleurs.
Tous ensemble ou chacun pour soi ?
Le 19 octobre, malgré le rapport de force historique de la veille, des syndicats avaient appelé les cheminot-e-s à reprendre le travail pour « ne pas être isolés », et parce qu’en novembre on allait partir ensemble (SNCF, RATP, EDF/GDF, ) en grève reconductible pour imposer au gouvernement de revoir sa copie.
Alors dans ces conditions, à quoi ça rimerait d’aller discuter entreprise par entreprise ?
La réponse est unique et doit venir du gouvernement : il faut retirer la contre-réforme, négocier l’amélioration du régime de retraite pour tous !
Négocier entreprise par entreprise est aussi dangereux aujourd’hui qu’hier.