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jpg/Icone_nouvelles/Pinoccio.jpgVRAI-FAUX 8 - le 13/03/2018 18h25

LE VRAI-FAUX DU RAPPORT SPINETTA

ou les vrais mensonges de la SNCF…

8- Est-il vrai que le fait de rester un EPIC constituerait un handicap pour SNCF Réseau et SNCF Mobilités ?

 FAUX. Les plans de productivité et la transformation de la SNCF depuis plusieurs années mettent bien en évidence que le statut juridique n’est pas un frein aux suppressions d’emplois, aux dégradations des conditions de travail, etc.

Supposer que le statut d’EPIC est déresponsabilisant revient à insulter les cheminots qui utiliseraient l’argent public sans aucune prise en compte de l’intérêt collectif.

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LE VRAI-FAUX DU RAPPORT SPINETTA

ou les vrais mensonges de la SNCF…

8- Est-il vrai que le fait de rester un EPIC constituerait un handicap pour SNCF Réseau et SNCF Mobilités ?

 FAUX. Les plans de productivité et la transformation de la SNCF depuis plusieurs années mettent bien en évidence que le statut juridique n’est pas un frein aux suppressions d’emplois, aux dégradations des conditions de travail, etc.

Supposer que le statut d’EPIC est déresponsabilisant revient à insulter les cheminots qui utiliseraient l’argent public sans aucune prise en compte de l’intérêt collectif.

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Pourquoi le gouvernement veut «se faire» les cheminots?

Article publié le 28 févr. 2018 sur un Blog MEDIAPART par "Revue Frustration"

Les libéraux et l’ensemble de la bourgeoisie en rêvaient, Macron et ses sbires vont le faire : s’attaquer à l’anomalie néolibérale que constituent la SNCF et ses cheminots, les priver de leur régime et de leur statut pour en faire une main d’œuvre moins coûteuse que vont pouvoir se répartir les entreprises privées qui se jetteront sur le juteux marché du rail lorsqu’il sera ouvert à la concurrence.

Le réseau, moins rentable, restera à la charge du contribuable, car ce gouvernement est fidèle au premier précepte de ceux qui l’ont précédé : Nationalisez les pertes, privatisez les gains. On ne peut pas se dire surpris, on le sentait venir depuis un moment, avec les intenses campagnes de dénigrement de la SNCF et de ses travailleuses et travailleurs depuis plusieurs mois. Désormais, le gouvernement joue la fermeté Thatchérienne et agite la haine et la division parmi la population, en ciblant le cheminot : “Voilà le privilégié !”. Pour contrer cette rhétorique écœurante, plusieurs mensonges sont à dénoncer, plusieurs vérités sont à rétablir :

  • “Le statut des cheminots creuse la dette de la SNCF”

Depuis les années 1990, la dette de la SNCF a quasiment doublé. De quoi mettre des rictus scandalisés sur le visage de tout chroniqueur libéral, qui adore agiter la dette pour justifier tout et n’importe quoi. Pour le gouvernement, la chose est entendue : Pour résoudre la question de la dette, il faut supprimer le statut des cheminots.

On ne voit pourtant pas bien le rapport. Les effectifs de cheminots n’ont cessé de diminuer : Entre 2005 et 2010, la SNCF a supprimé 14 200 postes et 4 500 entre 2010 et 2015. Pourquoi coûteraient-ils de plus en plus cher ?

Alors, qui s’amuse à creuser la dette ? Les investissements colossaux des dernières décennies pour la construction de lignes grandes vitesses (LGV), obsession contemporaine pour relier des métropoles entre elles, sont bien plus responsables. Prenons l’exemple de la LGV Bordeaux-Tours : Lisea, société créée par Vinci qui reste son principal actionnaire, devait financer entièrement le chantier de la LGV Tours-Bordeaux au sein d’un “partenariat public-privé”. Or, elle n’a finalement consenti qu’à 2,4 milliards d’euros sur les 7,6 de coût total, le reste au frais de subvention publique et de la SNCF. En outre, elle a aussi fait pression pour augmenter le nombre de rames, bien au dessus des besoins du marché et donc plaçant l’opérateur, la SNCF, dans une situation de client captif et à perte. Pourtant, Lisea percevra durant 44 ans la totalité des péages. Addition annuelle pour la SNCF : 250 millions d’euros de déficit annuel.

Qui creuse la dette ? Les politiques et hauts cadres de la SNCF qui ont consenti des montages aussi foireux au profit du privé, ou les cheminots ? L’argument du gouvernement reviendrait à dire que nous payons plus cher nos autoroute à cause de leurs agents d’entretiens, alors que chacun sait désormais qu’en vendant des autoroutes déjà rentabilisés à des sociétés privés (dont Vinci), l’Etat s’est tiré une balle dans le pied, et a flingué notre portefeuille.

  • “C’est scandaleux que les cheminots conservent leur statut alors que des agriculteurs n’ont pas de retraites”

Si l’on suit ce raisonnement, il est scandaleux que des agriculteurs ait un toit alors que des tas de SDF dorment dans la rue par ce froid. Il est scandaleux que des gens aient un CDI pendant que d’autres sont en intérim. Scandaleux que les infimières des hôpitaux se plaignent de leurs conditions de travail alors que c’est encore pire dans les EHPAD. Mais n’est-il pas plus scandaleux que les 1% les plus riches de notre pays ait capté 82% des richesses créées en 2017 ?

Oui, c’est nettement plus scandaleux car il y a un lien de cause à effet : Nous subissons tous, à des degrés divers, l’accaparement des richesses par les 1% les plus riches, alors que, non, le statut des cheminots ne fait de mal à personne, surtout pas aux agriculteurs, qui ont bien d’autres ennemis : la Grande distribution, les coopératives et les sociétés comme Lactalis, les fabricants de pesticides qui leur donne le cancer… Mais pas les cheminots ! Le statut des cheminots aura beau être supprimé, ça ne tombera pas dans les proches des agriculteurs ou des salariés du privé, bien au contraire !

Avec la réforme par ordonnances de la SNCF, le gouvernement suit une stratégie déjà mise en oeuvre par Thatcher et Reagan au Royaume-Uni et aux Etats-Unis : S’en prendre aux secteurs les plus syndiqués, les plus solidaires (les contrôleurs aériens pour Reagan, les mineurs pour Thatcher), attirer la vindicte de la population contre eux, leur supprimer leurs droits… Et ce faisant, réduire la norme générale en terme de droits sociaux pour tout le monde. C’est ce qui se passe actuellement avec les cheminots. Le gouvernement veut “se les faire”, parce qu’ils évoluent avec un régime de formations, de retraites et d’indemnités qui est très social, trop peu libéral, puisque l’entreprise comme les salariés y cotisent plus : Ce régime est la démonstration qu’on peut prendre une partie de la valeur ajoutée d’une organisation et la répartir équitablement au sein d’un collectif de travail. Or, le gouvernement veut l’inverse pour nous tous : L’ubérisation, où chaque travailleur est isolé et économise tout seul de son coté pour des risques pourtant liés au travail (accidents, maladies, vieillesse…), dont l’entreprise peut se laver les mains, contrairement à la SNCF qui est soumise à de multiples responsabilités sociales et sanitaires.

Qu’est-ce que les autres groupes professionnels vont gagner de la suppression du statut de cheminot ? A court terme, la satisfaction malsaine de se dire que “c’est bien fait pour eux, y’a pas de raison que moi je trime sans compte pénibilité et pour partir plus tard à la retraite, et qu’eux non !” A long terme, un effet simple et avantageux pour le patronat : Il n’y aura plus de catégories “privilégiées” auxquelles vous pourrez vous comparez, de système que vous pourrez revendiquer. Le privilégié, ce sera vous. Le prochain groupe professionnel sur la liste, c’est sans doute le vôtre. Alors, on se réjouit que le mieux loti tombe, ou on se bat avec lui pour avoir la même chose que lui, à savoir une meilleure répartition des gains d’un collectif de travail ?

  • “L’ouverture à la concurrence va faire baisser les prix et améliorer la qualité du service”.

Pour le gouvernement, détruire l’idée même qu’un régime de retraite puisse permettre de partir plus tôt dans certains cas et que la pénibilité soit prise en compte est un bonus au sein d’une affaire plus vaste : Celle qui consiste à offrir aux entreprises privés qui investiront le lucratif marché du rail dans quelques années la possibilité d’avoir une main d’oeuvre peu coûteuse, sans trop de normes en matière de formation ou de sécurité. Bref, un marché ouvert, déréglementé et sans contraintes.

Et que nous rapportera cette concurrence en lieu et place du sordide monopole actuel ? L’exemple du fret français et du transport de voyageur britannique peuvent nous servir de boule de cristal, et attention les yeux :

En France, le transport de marchandise a été ouvert à la concurrence en 2006. Le bilan est catastrophique, sauf si l’objectif était de tuer l’activité : Alors qu’en 1947, 75 % des marchandises transitaient en France par le rail, ce taux n’est plus que de 10 % en 2014. De 1990 à 2015, le transport routier de marchandises a crû de 40 % tandis que le transport ferroviaire baissait de 34 %. La part modale du transport routier atteignait 85 % en 2014, contre 82,6% en 2008. La France est le seul pays d’Europe occidentale où le fret s’est effondré à ce point en quinze ans. Pour la SNCF, la concurrence a causé plus du doublement de la dette imputable au fret entre 2008 et 2014, selon la Cour des comptes. Pas les cheminots, l’ouverture à la concurrence du fret !

Si vous traversez la Manche, vous ferez un saut dans un futur plutôt moche : 20 ans après la privatisation de British Rail, la qualité du transport ferroviaire s’est fortement dégradée : Hausse incontrôlée du prix des billets (Estimée à +27% en moyenne depuis 2010), trains supprimés et réduction du personnel conduisent près de deux Britanniques sur trois à souhaiter une renationalisation complète. Ils déboursent chaque mois six fois plus que les Français simplement pour se rendre sur leur lieu de travail. 14% de leur revenu mensuel, très exactement, contre 2% pour les usagers de l’Hexagone. Sympa non ?

Les récents sondages décrivent une opinion publique soutien du gouvernement. A croire que les salarié.e.s du privé à qui on a retiré une flopée de droits en septembre dernier, les fonctionnaires que le gouvernement harcèle constamment ou encore les personnels des services et du commerce qui croulent sous un management dégueulasse se disent qu’il n’y a pas de raison qu’il existe encore dans ce pays un îlot de travailleuses et de travailleurs qui ont encore une sécurité sociale efficace, qui peuvent partir à la retraite un peu avant que leur boulot ne les tue, qui cotisent plus pour avoir plus de droits. Qu’il n’y a pas de raison qu’eux aussi ne connaissent pas les affres du RSI, les faibles remboursements de la MSA, les queues aux caisses primaires d’assurance maladie. Ce raisonnement est presque compréhensible quand on sait combien les gens souffrent, mais il est le signe terrible d’un peuple divisé, de travailleuses et de travailleurs pour qui la solidarité de classe a cédé la place au ressentiment entre corporations que les puissants opposent les unes aux autres en bons cyniques qu’ils sont. Eux regardent cela de haut et se marrent : “Qu’ils continuent de cracher sur les cheminots pendant que nous augmentons nos milliards sur leurs dos à tous”. Refusons ce scénario qu’ils ont écrit d’avance pour nous. Faisons dérailler leurs plans dégueulasses et soutenons les cheminots. La manifestation est le 22 mars.

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Pourquoi le gouvernement veut «se faire» les cheminots?

Article publié le 28 févr. 2018 sur un Blog MEDIAPART par "Revue Frustration"

Les libéraux et l’ensemble de la bourgeoisie en rêvaient, Macron et ses sbires vont le faire : s’attaquer à l’anomalie néolibérale que constituent la SNCF et ses cheminots, les priver de leur régime et de leur statut pour en faire une main d’œuvre moins coûteuse que vont pouvoir se répartir les entreprises privées qui se jetteront sur le juteux marché du rail lorsqu’il sera ouvert à la concurrence.

Le réseau, moins rentable, restera à la charge du contribuable, car ce gouvernement est fidèle au premier précepte de ceux qui l’ont précédé : Nationalisez les pertes, privatisez les gains. On ne peut pas se dire surpris, on le sentait venir depuis un moment, avec les intenses campagnes de dénigrement de la SNCF et de ses travailleuses et travailleurs depuis plusieurs mois. Désormais, le gouvernement joue la fermeté Thatchérienne et agite la haine et la division parmi la population, en ciblant le cheminot : “Voilà le privilégié !”. Pour contrer cette rhétorique écœurante, plusieurs mensonges sont à dénoncer, plusieurs vérités sont à rétablir :

  • “Le statut des cheminots creuse la dette de la SNCF”

Depuis les années 1990, la dette de la SNCF a quasiment doublé. De quoi mettre des rictus scandalisés sur le visage de tout chroniqueur libéral, qui adore agiter la dette pour justifier tout et n’importe quoi. Pour le gouvernement, la chose est entendue : Pour résoudre la question de la dette, il faut supprimer le statut des cheminots.

On ne voit pourtant pas bien le rapport. Les effectifs de cheminots n’ont cessé de diminuer : Entre 2005 et 2010, la SNCF a supprimé 14 200 postes et 4 500 entre 2010 et 2015. Pourquoi coûteraient-ils de plus en plus cher ?

Alors, qui s’amuse à creuser la dette ? Les investissements colossaux des dernières décennies pour la construction de lignes grandes vitesses (LGV), obsession contemporaine pour relier des métropoles entre elles, sont bien plus responsables. Prenons l’exemple de la LGV Bordeaux-Tours : Lisea, société créée par Vinci qui reste son principal actionnaire, devait financer entièrement le chantier de la LGV Tours-Bordeaux au sein d’un “partenariat public-privé”. Or, elle n’a finalement consenti qu’à 2,4 milliards d’euros sur les 7,6 de coût total, le reste au frais de subvention publique et de la SNCF. En outre, elle a aussi fait pression pour augmenter le nombre de rames, bien au dessus des besoins du marché et donc plaçant l’opérateur, la SNCF, dans une situation de client captif et à perte. Pourtant, Lisea percevra durant 44 ans la totalité des péages. Addition annuelle pour la SNCF : 250 millions d’euros de déficit annuel.

Qui creuse la dette ? Les politiques et hauts cadres de la SNCF qui ont consenti des montages aussi foireux au profit du privé, ou les cheminots ? L’argument du gouvernement reviendrait à dire que nous payons plus cher nos autoroute à cause de leurs agents d’entretiens, alors que chacun sait désormais qu’en vendant des autoroutes déjà rentabilisés à des sociétés privés (dont Vinci), l’Etat s’est tiré une balle dans le pied, et a flingué notre portefeuille.

  • “C’est scandaleux que les cheminots conservent leur statut alors que des agriculteurs n’ont pas de retraites”

Si l’on suit ce raisonnement, il est scandaleux que des agriculteurs ait un toit alors que des tas de SDF dorment dans la rue par ce froid. Il est scandaleux que des gens aient un CDI pendant que d’autres sont en intérim. Scandaleux que les infimières des hôpitaux se plaignent de leurs conditions de travail alors que c’est encore pire dans les EHPAD. Mais n’est-il pas plus scandaleux que les 1% les plus riches de notre pays ait capté 82% des richesses créées en 2017 ?

Oui, c’est nettement plus scandaleux car il y a un lien de cause à effet : Nous subissons tous, à des degrés divers, l’accaparement des richesses par les 1% les plus riches, alors que, non, le statut des cheminots ne fait de mal à personne, surtout pas aux agriculteurs, qui ont bien d’autres ennemis : la Grande distribution, les coopératives et les sociétés comme Lactalis, les fabricants de pesticides qui leur donne le cancer… Mais pas les cheminots ! Le statut des cheminots aura beau être supprimé, ça ne tombera pas dans les proches des agriculteurs ou des salariés du privé, bien au contraire !

Avec la réforme par ordonnances de la SNCF, le gouvernement suit une stratégie déjà mise en oeuvre par Thatcher et Reagan au Royaume-Uni et aux Etats-Unis : S’en prendre aux secteurs les plus syndiqués, les plus solidaires (les contrôleurs aériens pour Reagan, les mineurs pour Thatcher), attirer la vindicte de la population contre eux, leur supprimer leurs droits… Et ce faisant, réduire la norme générale en terme de droits sociaux pour tout le monde. C’est ce qui se passe actuellement avec les cheminots. Le gouvernement veut “se les faire”, parce qu’ils évoluent avec un régime de formations, de retraites et d’indemnités qui est très social, trop peu libéral, puisque l’entreprise comme les salariés y cotisent plus : Ce régime est la démonstration qu’on peut prendre une partie de la valeur ajoutée d’une organisation et la répartir équitablement au sein d’un collectif de travail. Or, le gouvernement veut l’inverse pour nous tous : L’ubérisation, où chaque travailleur est isolé et économise tout seul de son coté pour des risques pourtant liés au travail (accidents, maladies, vieillesse…), dont l’entreprise peut se laver les mains, contrairement à la SNCF qui est soumise à de multiples responsabilités sociales et sanitaires.

Qu’est-ce que les autres groupes professionnels vont gagner de la suppression du statut de cheminot ? A court terme, la satisfaction malsaine de se dire que “c’est bien fait pour eux, y’a pas de raison que moi je trime sans compte pénibilité et pour partir plus tard à la retraite, et qu’eux non !” A long terme, un effet simple et avantageux pour le patronat : Il n’y aura plus de catégories “privilégiées” auxquelles vous pourrez vous comparez, de système que vous pourrez revendiquer. Le privilégié, ce sera vous. Le prochain groupe professionnel sur la liste, c’est sans doute le vôtre. Alors, on se réjouit que le mieux loti tombe, ou on se bat avec lui pour avoir la même chose que lui, à savoir une meilleure répartition des gains d’un collectif de travail ?

  • “L’ouverture à la concurrence va faire baisser les prix et améliorer la qualité du service”.

Pour le gouvernement, détruire l’idée même qu’un régime de retraite puisse permettre de partir plus tôt dans certains cas et que la pénibilité soit prise en compte est un bonus au sein d’une affaire plus vaste : Celle qui consiste à offrir aux entreprises privés qui investiront le lucratif marché du rail dans quelques années la possibilité d’avoir une main d’oeuvre peu coûteuse, sans trop de normes en matière de formation ou de sécurité. Bref, un marché ouvert, déréglementé et sans contraintes.

Et que nous rapportera cette concurrence en lieu et place du sordide monopole actuel ? L’exemple du fret français et du transport de voyageur britannique peuvent nous servir de boule de cristal, et attention les yeux :

En France, le transport de marchandise a été ouvert à la concurrence en 2006. Le bilan est catastrophique, sauf si l’objectif était de tuer l’activité : Alors qu’en 1947, 75 % des marchandises transitaient en France par le rail, ce taux n’est plus que de 10 % en 2014. De 1990 à 2015, le transport routier de marchandises a crû de 40 % tandis que le transport ferroviaire baissait de 34 %. La part modale du transport routier atteignait 85 % en 2014, contre 82,6% en 2008. La France est le seul pays d’Europe occidentale où le fret s’est effondré à ce point en quinze ans. Pour la SNCF, la concurrence a causé plus du doublement de la dette imputable au fret entre 2008 et 2014, selon la Cour des comptes. Pas les cheminots, l’ouverture à la concurrence du fret !

Si vous traversez la Manche, vous ferez un saut dans un futur plutôt moche : 20 ans après la privatisation de British Rail, la qualité du transport ferroviaire s’est fortement dégradée : Hausse incontrôlée du prix des billets (Estimée à +27% en moyenne depuis 2010), trains supprimés et réduction du personnel conduisent près de deux Britanniques sur trois à souhaiter une renationalisation complète. Ils déboursent chaque mois six fois plus que les Français simplement pour se rendre sur leur lieu de travail. 14% de leur revenu mensuel, très exactement, contre 2% pour les usagers de l’Hexagone. Sympa non ?

Les récents sondages décrivent une opinion publique soutien du gouvernement. A croire que les salarié.e.s du privé à qui on a retiré une flopée de droits en septembre dernier, les fonctionnaires que le gouvernement harcèle constamment ou encore les personnels des services et du commerce qui croulent sous un management dégueulasse se disent qu’il n’y a pas de raison qu’il existe encore dans ce pays un îlot de travailleuses et de travailleurs qui ont encore une sécurité sociale efficace, qui peuvent partir à la retraite un peu avant que leur boulot ne les tue, qui cotisent plus pour avoir plus de droits. Qu’il n’y a pas de raison qu’eux aussi ne connaissent pas les affres du RSI, les faibles remboursements de la MSA, les queues aux caisses primaires d’assurance maladie. Ce raisonnement est presque compréhensible quand on sait combien les gens souffrent, mais il est le signe terrible d’un peuple divisé, de travailleuses et de travailleurs pour qui la solidarité de classe a cédé la place au ressentiment entre corporations que les puissants opposent les unes aux autres en bons cyniques qu’ils sont. Eux regardent cela de haut et se marrent : “Qu’ils continuent de cracher sur les cheminots pendant que nous augmentons nos milliards sur leurs dos à tous”. Refusons ce scénario qu’ils ont écrit d’avance pour nous. Faisons dérailler leurs plans dégueulasses et soutenons les cheminots. La manifestation est le 22 mars.

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jpg/Icone_nouvelles/Pinoccio.jpgVRAI-FAUX 7 - le 09/03/2018 16h30

LE VRAI-FAUX DU RAPPORT SPINETTA

ou les vrais mensonges de la SNCF…

7. Est-il vrai que le rapport est favorable à la transformation de la SNCF en SA, premier pas vers la privatisation ?

VRAI. Le rapport Spinetta préconise la transformation de SNCF Réseau et de SNCF Mobilité en SA à capitaux publics. Cette transformation du statut est justifiée de manière différente :

  • En ce qui concerne SNCF Réseau, le rapport considère que la transformation en SA permettrait d’éviter un endettement insoutenable en lui imposant le respect d’un plafond d’endettement net. SNCF Réseau deviendrait alors une entreprise là où elle est aujourd’hui un outil au service de l’entretien et du développement de notre patrimoine national.
  • En ce qui concerne SNCF Mobilités, le rapport Spinetta reprend la jurisprudence européenne, qui avec l’arrêt de la Cour de justice Européenne du 3 avril 2014 pour la Poste a qualifié d’aide d’Etat la garantie illimitée de l’Etat découlant du statut d’Epic. Dès lors que l’ensemble des activités de la SNCF seront ouvertes à la concurrence, le statut d’EPIC pourrait être contesté.

En réalité, rien de contraint à cette transformation et on peut se demander quel est l’objectif de cette transformation en SA. Est-ce une remise en cause de l’unité du groupe ferroviaire en préparant la scission entre SNCF Réseau et Mobilités ? Ou l’objectif est-il de faciliter la sortie de l’Etat du capital à plus ou moins long terme ? Pour accélérer les partenariats publics privés?

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LE VRAI-FAUX DU RAPPORT SPINETTA

ou les vrais mensonges de la SNCF…

7. Est-il vrai que le rapport est favorable à la transformation de la SNCF en SA, premier pas vers la privatisation ?

VRAI. Le rapport Spinetta préconise la transformation de SNCF Réseau et de SNCF Mobilité en SA à capitaux publics. Cette transformation du statut est justifiée de manière différente :

  • En ce qui concerne SNCF Réseau, le rapport considère que la transformation en SA permettrait d’éviter un endettement insoutenable en lui imposant le respect d’un plafond d’endettement net. SNCF Réseau deviendrait alors une entreprise là où elle est aujourd’hui un outil au service de l’entretien et du développement de notre patrimoine national.
  • En ce qui concerne SNCF Mobilités, le rapport Spinetta reprend la jurisprudence européenne, qui avec l’arrêt de la Cour de justice Européenne du 3 avril 2014 pour la Poste a qualifié d’aide d’Etat la garantie illimitée de l’Etat découlant du statut d’Epic. Dès lors que l’ensemble des activités de la SNCF seront ouvertes à la concurrence, le statut d’EPIC pourrait être contesté.

En réalité, rien de contraint à cette transformation et on peut se demander quel est l’objectif de cette transformation en SA. Est-ce une remise en cause de l’unité du groupe ferroviaire en préparant la scission entre SNCF Réseau et Mobilités ? Ou l’objectif est-il de faciliter la sortie de l’Etat du capital à plus ou moins long terme ? Pour accélérer les partenariats publics privés?

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jpg/Icone_nouvelles/Pinoccio.jpgVRAI-FAUX 5 - le 08/03/2018 16h07

LE VRAI-FAUX DU RAPPORT SPINETTA

ou les vrais mensonges de la SNCF…

5. Est-il vrai que le rapport propose la fermeture des petites lignes (UIC 7 à 9)?

VRAI. SNCF Réseau serait mandatée pour fermer « les lignes sur lesquelles les investissements n’apparaissent pas justifiés d’un point de vue socio-économique ».

Le projet de fermeture serait adressé à la région concernée (ou toute autre partie prenante), et cette dernière devra faire connaitre son avis sous 3 mois (P.55). Les régions n'auront pas, pour la plupart, les capacités d'investissement nécessaires à la reprise des lignes sans compensations financière, à moins d’être très riches … mais est-ce le cas ?

Par ailleurs le rapport dit clairement (P. 54) : « l’Etat doit envoyer un signal clair, en ne consacrant plus aucun crédit aux lignes dont l’intérêt socio-économique n’est pas démontré » et (P. 55) « SNCF réseau doit pouvoir fermer les lignes plus facilement »

Si tout cela ne s’apparente pas à une volonté de fermeture des lignes UIC 7 à 9, cela y ressemble grandement !

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LE VRAI-FAUX DU RAPPORT SPINETTA

ou les vrais mensonges de la SNCF…

5. Est-il vrai que le rapport propose la fermeture des petites lignes (UIC 7 à 9)?

VRAI. SNCF Réseau serait mandatée pour fermer « les lignes sur lesquelles les investissements n’apparaissent pas justifiés d’un point de vue socio-économique ».

Le projet de fermeture serait adressé à la région concernée (ou toute autre partie prenante), et cette dernière devra faire connaitre son avis sous 3 mois (P.55). Les régions n'auront pas, pour la plupart, les capacités d'investissement nécessaires à la reprise des lignes sans compensations financière, à moins d’être très riches … mais est-ce le cas ?

Par ailleurs le rapport dit clairement (P. 54) : « l’Etat doit envoyer un signal clair, en ne consacrant plus aucun crédit aux lignes dont l’intérêt socio-économique n’est pas démontré » et (P. 55) « SNCF réseau doit pouvoir fermer les lignes plus facilement »

Si tout cela ne s’apparente pas à une volonté de fermeture des lignes UIC 7 à 9, cela y ressemble grandement !

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14 MARS : Les syndicats régionaux SUD-Rail à la rencontre

des usagers dans les gares !

 

Alors que l’on assiste depuis plusieurs semaines à un véritable lynchage médiatique de l’entreprise publique SNCF et des travailleurs du rail qui organisent le service public au quotidien, la Fédération SUD-Rail et ses équipes syndicales ont décidé d’aller à la rencontre des usagers dans les plus grandes gares du territoire afin de contrecarrer les discours mensongers et dissiper les écrans de fumée qui sont aujourd’hui répandus par le gouvernement d’E.Philippe concernant le « pacte ferroviaire », la situation du système ferroviaire et  les prétendus privilèges des cheminots.

 

Le 14 Mars, sur l’ensemble du territoire, nous irons expliquer que ce gouvernement ne souhaite pas que l’usager soit au cœur du transport ferroviaire mais qu’au contraire, à travers les orientations annoncées, celui-ci va voir son droit à la mobilité se réduire et les prix du billet augmenter. En se désengageant du service public ferroviaire et en livrant celui-ci aux marchés financiers, c’est bien vers une privatisation à l’anglaise où le budget de transport a explosé pour les utilisateurs, où la qualité de service s’est dégradée avec une politique du risque calculé qui rend la sécurité pour les circulations et les usagers aléatoire ;  à tel point qu’aujourd’hui, plus de 70% des citoyens souhaitent une renationalisation du système !

 

Le 14 Mars, SUD-Rail ira au-devant des usagers pour déconstruire les mythes et autres légendes colportés par les biens pensants concernant les « privilèges » des cheminots. Salariés tellement privilégiés qu’aujourd’hui, il manque près de 1000 conducteurs de trains, plusieurs centaines d’aiguilleurs, d’agents de maintenance des voies, pour pouvoir assurer un service public de qualité aux usagers !

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14 MARS : Les syndicats régionaux SUD-Rail à la rencontre

des usagers dans les gares !

 

Alors que l’on assiste depuis plusieurs semaines à un véritable lynchage médiatique de l’entreprise publique SNCF et des travailleurs du rail qui organisent le service public au quotidien, la Fédération SUD-Rail et ses équipes syndicales ont décidé d’aller à la rencontre des usagers dans les plus grandes gares du territoire afin de contrecarrer les discours mensongers et dissiper les écrans de fumée qui sont aujourd’hui répandus par le gouvernement d’E.Philippe concernant le « pacte ferroviaire », la situation du système ferroviaire et  les prétendus privilèges des cheminots.

 

Le 14 Mars, sur l’ensemble du territoire, nous irons expliquer que ce gouvernement ne souhaite pas que l’usager soit au cœur du transport ferroviaire mais qu’au contraire, à travers les orientations annoncées, celui-ci va voir son droit à la mobilité se réduire et les prix du billet augmenter. En se désengageant du service public ferroviaire et en livrant celui-ci aux marchés financiers, c’est bien vers une privatisation à l’anglaise où le budget de transport a explosé pour les utilisateurs, où la qualité de service s’est dégradée avec une politique du risque calculé qui rend la sécurité pour les circulations et les usagers aléatoire ;  à tel point qu’aujourd’hui, plus de 70% des citoyens souhaitent une renationalisation du système !

 

Le 14 Mars, SUD-Rail ira au-devant des usagers pour déconstruire les mythes et autres légendes colportés par les biens pensants concernant les « privilèges » des cheminots. Salariés tellement privilégiés qu’aujourd’hui, il manque près de 1000 conducteurs de trains, plusieurs centaines d’aiguilleurs, d’agents de maintenance des voies, pour pouvoir assurer un service public de qualité aux usagers !

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jpg/Icone_nouvelles/Pinoccio.jpgVRAI-FAUX 3 - le 07/03/2018 10h37

LE VRAI-FAUX DU RAPPORT SPINETTA

ou les vrais mensonges de la SNCF…

3. Est-il vrai que le rapport estime que le ferroviaire coute trop cher, et aborde le ferroviaire d’un point de vue comptable et non comme un outil de service public ?

VRAI - Le rapport se situe dans une logique de maitrise des dépenses publiques, que ce soit pour l’investissement sur le réseau ou pour le fonctionnement. Ainsi, la notion de « coût » est abordée 5 fois plus que la notion de « sécurité ». Et le terme « concurrence », 8 fois plus que le terme « service public ».

Le rapport considère ainsi que les 10.5 milliards d’euros par an consacrés par la collectivité au ferroviaire sont un « coût considérable » sans préciser si ce coût est plus élevé que l’entretien des routes, les externalités négatives liées au « tout routier », etc.

Le rapport Spinetta de montre que l’Allemagne consacre plus de budget a la rénovation de son réseau. Et pourtant, il ne propose aucune augmentation des investissements publics ni de taxes sur la route, mais une réaffectation de l’enveloppe existante au profit des lignes les plus fréquentées et des nœuds ferroviaires, et aux dépends des lignes 7 a 9 qui pourraient être fermées.

Cela permettrait selon le rapport « une offre de transport collectif renforcée a moindre coût pour la collectivité ».

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LE VRAI-FAUX DU RAPPORT SPINETTA

ou les vrais mensonges de la SNCF…

3. Est-il vrai que le rapport estime que le ferroviaire coute trop cher, et aborde le ferroviaire d’un point de vue comptable et non comme un outil de service public ?

VRAI - Le rapport se situe dans une logique de maitrise des dépenses publiques, que ce soit pour l’investissement sur le réseau ou pour le fonctionnement. Ainsi, la notion de « coût » est abordée 5 fois plus que la notion de « sécurité ». Et le terme « concurrence », 8 fois plus que le terme « service public ».

Le rapport considère ainsi que les 10.5 milliards d’euros par an consacrés par la collectivité au ferroviaire sont un « coût considérable » sans préciser si ce coût est plus élevé que l’entretien des routes, les externalités négatives liées au « tout routier », etc.

Le rapport Spinetta de montre que l’Allemagne consacre plus de budget a la rénovation de son réseau. Et pourtant, il ne propose aucune augmentation des investissements publics ni de taxes sur la route, mais une réaffectation de l’enveloppe existante au profit des lignes les plus fréquentées et des nœuds ferroviaires, et aux dépends des lignes 7 a 9 qui pourraient être fermées.

Cela permettrait selon le rapport « une offre de transport collectif renforcée a moindre coût pour la collectivité ».

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jpg/Icone_nouvelles/Pinoccio.jpgVRAI-FAUX 2 - le 06/03/2018 08h58

LE VRAI-FAUX DU RAPPORT SPINETTA

ou les vrais mensonges de la SNCF…

2. Est-il vrai que le rapport propose une reprise de la dette contre la fin du recrutement au statut ?

VRAI et FAUX. Le rapport Spinetta accompagne la reprise de la dette de la transformation de SNCF Reseau en Société Anonyme, nouveau pas vers la privatisation. Et comme la fin du statut est actée, les liens sont véritables. D’ailleurs, le rapport Spinetta est beaucoup plus mesuré que pour la suppression du statut en ce qui concerne la reprise de la dette. Sa recommandation est d’ailleurs très prudente : il faut « évaluer la possibilité de traiter une part de la dette de SNCF Réseau ». Il ne s’engage pas sur un montant ni sur une échéance et ne considère que la dette de SNCF Réseau. Le rapport parle d’une dette de la SNCF alors qu’il s’agit d’une dette d’Etat. Ces 50 milliards d’endettement sont le résultat de trente-cinq ans de politique publique des transports conduite par l’Etat. Qui plus est dans le cadre, souvent, d’une politique de clientélisme territorial. Tout le monde a un exemple de gare ou de desserte particulière construite pour répondre à la demande de tel ou tel responsable politique.

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LE VRAI-FAUX DU RAPPORT SPINETTA

ou les vrais mensonges de la SNCF…

2. Est-il vrai que le rapport propose une reprise de la dette contre la fin du recrutement au statut ?

VRAI et FAUX. Le rapport Spinetta accompagne la reprise de la dette de la transformation de SNCF Reseau en Société Anonyme, nouveau pas vers la privatisation. Et comme la fin du statut est actée, les liens sont véritables. D’ailleurs, le rapport Spinetta est beaucoup plus mesuré que pour la suppression du statut en ce qui concerne la reprise de la dette. Sa recommandation est d’ailleurs très prudente : il faut « évaluer la possibilité de traiter une part de la dette de SNCF Réseau ». Il ne s’engage pas sur un montant ni sur une échéance et ne considère que la dette de SNCF Réseau. Le rapport parle d’une dette de la SNCF alors qu’il s’agit d’une dette d’Etat. Ces 50 milliards d’endettement sont le résultat de trente-cinq ans de politique publique des transports conduite par l’Etat. Qui plus est dans le cadre, souvent, d’une politique de clientélisme territorial. Tout le monde a un exemple de gare ou de desserte particulière construite pour répondre à la demande de tel ou tel responsable politique.

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jpg/Icone_nouvelles/Pinoccio.jpgVRAI-FAUX 1 - le 05/03/2018 08h58

LE VRAI-FAUX DU RAPPORT SPINETTA

ou les vrais mensonges de la SNCF…

1. Est-il vrai que le rapport propose de supprimer le statut ?

VRAI. Représentation du personnel, Admission au Statut, Déroulement de carrière, garanties disciplinaires, Congés, Changement de résidence…

(Recommandation 37 : La SNCF doit réduire son écart de compétitivité….. « la faculté de faire évoluer les dispositions statutaires »).

Le Statut vidé d’une partie de son contenu ne serait donc plus le Statut actuel. Par ailleurs en mettant un terme à la CPR dans un projet de loi prévu à l’été 2019, c’est bien la fin du chapitre retraite (7) et du chapitre 12 du statut.

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LE VRAI-FAUX DU RAPPORT SPINETTA

ou les vrais mensonges de la SNCF…

1. Est-il vrai que le rapport propose de supprimer le statut ?

VRAI. Représentation du personnel, Admission au Statut, Déroulement de carrière, garanties disciplinaires, Congés, Changement de résidence…

(Recommandation 37 : La SNCF doit réduire son écart de compétitivité….. « la faculté de faire évoluer les dispositions statutaires »).

Le Statut vidé d’une partie de son contenu ne serait donc plus le Statut actuel. Par ailleurs en mettant un terme à la CPR dans un projet de loi prévu à l’été 2019, c’est bien la fin du chapitre retraite (7) et du chapitre 12 du statut.

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SNCF : 1,3 Milliard de bénéfices…Et le gouvernement stigmatise les cheminots !

Alors que l’on assiste depuis plusieurs semaines à un véritable lynchage médiatique de l’entreprise publique SNCF et des travailleurs du rail qui organisent le service public au quotidien, il est temps de rétablir la vérité sur la productivité des cheminots et sur la richesse produite par le travail quotidien des agents de la SNCF.

 

En 2017, la politique de réduction des coûts déclinée de manière inhumaine dans le Groupe Public Ferroviaire à coups de suppressions d’emplois, de plans d’économies et de réorganisations, permet aujourd’hui aux dirigeants de pouvoir annoncer un résultat positif de près d’1,3 Milliard d’euros ainsi qu’une marge opérationnelle supérieure à 4 Milliards d’euros.

 

La Fédération SUD-Rail et les salariés du groupe SNCF sont d’autant plus choqués, tant de voir le traitement médiatique partial et subjectif qu’ils peuvent subir que de constater que ces résultats financiers sont aujourd’hui valorisés par les mêmes dirigeants, alors que les agents subissent une régression salariale depuis maintenant 3 années, que plus de 5000 suppressions d’emplois sont à prévoir dans les 2 ans à venir et que le nombre de suicides dans l’entreprise publique SNCF a dépassé la cinquantaine en 2017.

 

La Fédération SUD-Rail fait également le constat que ces résultats qui feraient pâlir d’envie bon nombre de grandes entreprises démentent les propos du 1er ministre sur la situation « alarmante » de l’entreprise et sont le fruit du travail de l’ensemble des salariés SNCF dont la majorité d’entre eux est au statut, ceux-là mêmes qui sont aujourd’hui vilipendés par le gouvernement ; preuve en est que ce ne sont pas les conditions d’emplois des salariés de la SNCF qui posent la problématique de l’avenir du système ferroviaire !

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SNCF : 1,3 Milliard de bénéfices…Et le gouvernement stigmatise les cheminots !

Alors que l’on assiste depuis plusieurs semaines à un véritable lynchage médiatique de l’entreprise publique SNCF et des travailleurs du rail qui organisent le service public au quotidien, il est temps de rétablir la vérité sur la productivité des cheminots et sur la richesse produite par le travail quotidien des agents de la SNCF.

 

En 2017, la politique de réduction des coûts déclinée de manière inhumaine dans le Groupe Public Ferroviaire à coups de suppressions d’emplois, de plans d’économies et de réorganisations, permet aujourd’hui aux dirigeants de pouvoir annoncer un résultat positif de près d’1,3 Milliard d’euros ainsi qu’une marge opérationnelle supérieure à 4 Milliards d’euros.

 

La Fédération SUD-Rail et les salariés du groupe SNCF sont d’autant plus choqués, tant de voir le traitement médiatique partial et subjectif qu’ils peuvent subir que de constater que ces résultats financiers sont aujourd’hui valorisés par les mêmes dirigeants, alors que les agents subissent une régression salariale depuis maintenant 3 années, que plus de 5000 suppressions d’emplois sont à prévoir dans les 2 ans à venir et que le nombre de suicides dans l’entreprise publique SNCF a dépassé la cinquantaine en 2017.

 

La Fédération SUD-Rail fait également le constat que ces résultats qui feraient pâlir d’envie bon nombre de grandes entreprises démentent les propos du 1er ministre sur la situation « alarmante » de l’entreprise et sont le fruit du travail de l’ensemble des salariés SNCF dont la majorité d’entre eux est au statut, ceux-là mêmes qui sont aujourd’hui vilipendés par le gouvernement ; preuve en est que ce ne sont pas les conditions d’emplois des salariés de la SNCF qui posent la problématique de l’avenir du système ferroviaire !

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