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Annonce de privatisation de Fret SNCF, L’aveu d’échec d’une politique des transports !

« Privatisation complète du transport de marchandises par rail en 2018 », le mot a été lâché par l’un des principaux dirigeants de cette activité du Groupe Public Ferroviaire SNCF. Au prétexte d’un plan stratégique qui devrait être annoncé avant la fin de l’année, SNCF devrait annoncer la privatisation / filialisation de l’ensemble de l’activité.

Pour la fédération SUD-Rail, cette annonce en interne n’est que l’aveu d’échec d’une politique des transports globale qui ne s’est jamais donnée les moyens d’œuvrer en faveur d’un report modal des marchandises de la route vers le rail.

Depuis plus de 15 ans, faute de mesures concrètes, le volume de marchandises transporté par rail a été divisé par plus de deux et la part modale du fer d’autant. Malgré les annonces régulières des gouvernements successifs de multiples plans de relance, l’absence de courage politique, de mesures concrètes, le bilan catastrophique de l’ouverture à la concurrence et les reculades sur l’écotaxe poids lourds ont fortement handicapé cette activité. Ajouter à cela une politique managériale en interne à SNCF exclusivement tourné vers l’atrophie, on ne peut que faire le constat que la situation est bien n’est que le reflet de ces politiques, publiques et d’une stratégie d’entreprise, soutenue par le politique … Et si la Cour des comptes s’interrogeait dernièrement sur la cohérence et l’efficacité de la politique menée par l’État, l’omerta règne toujours sur l’organisation et ses conflits d’intérêts internes.

COP 21, Plan Climat … Quelle écologie pour dans le transport de marchandises ?

Pour la fédération SUD-Rail, autoriser cette privatisation, c’est mettre définitivement fin à un transport écologique alors que le transport représente une part majoritaire dans la pollution atmosphérique !

Pour redévelopper le Fret Ferroviaire, s'inscrire dans un schéma de transport durable, SUD-Rail demande au gouvernement de stopper la privatisation et de s’engager sur des mesures concrètes :

  • Légiférer sur le report modal du transit routier international, qui représente 40% du trafic.
  • Abroger la loi d’Aout 2014 afin de permettre le développement et l’entretien du réseau capillaire, vital pour le transport de marchandises par rail.
  • Prendre des mesures financières, structurelles et législatives pour contraindre les chargeurs à choisir le train pour les longues distances, les volumes et les tonnages importants.

Le Fret Ferroviaire est un outil exceptionnel pour le transport des marchandises, des solutions existent pour opérer un transfert massif de la route vers le rail ! Alors que le gouvernement vient d’ouvrir les « assises de la mobilité » Il est temps de prendre de vraies décisions pour l’avenir du service public ! ferroviaire utile à l'économie, à l'industrie, à l’emploi, au développement des territoires et soucieux de l’environnement… d’autres solutions sont possibles !

eek [Télécharger le communiqué de presse]

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Annonce de privatisation de Fret SNCF, L’aveu d’échec d’une politique des transports !

« Privatisation complète du transport de marchandises par rail en 2018 », le mot a été lâché par l’un des principaux dirigeants de cette activité du Groupe Public Ferroviaire SNCF. Au prétexte d’un plan stratégique qui devrait être annoncé avant la fin de l’année, SNCF devrait annoncer la privatisation / filialisation de l’ensemble de l’activité.

Pour la fédération SUD-Rail, cette annonce en interne n’est que l’aveu d’échec d’une politique des transports globale qui ne s’est jamais donnée les moyens d’œuvrer en faveur d’un report modal des marchandises de la route vers le rail.

Depuis plus de 15 ans, faute de mesures concrètes, le volume de marchandises transporté par rail a été divisé par plus de deux et la part modale du fer d’autant. Malgré les annonces régulières des gouvernements successifs de multiples plans de relance, l’absence de courage politique, de mesures concrètes, le bilan catastrophique de l’ouverture à la concurrence et les reculades sur l’écotaxe poids lourds ont fortement handicapé cette activité. Ajouter à cela une politique managériale en interne à SNCF exclusivement tourné vers l’atrophie, on ne peut que faire le constat que la situation est bien n’est que le reflet de ces politiques, publiques et d’une stratégie d’entreprise, soutenue par le politique … Et si la Cour des comptes s’interrogeait dernièrement sur la cohérence et l’efficacité de la politique menée par l’État, l’omerta règne toujours sur l’organisation et ses conflits d’intérêts internes.

COP 21, Plan Climat … Quelle écologie pour dans le transport de marchandises ?

Pour la fédération SUD-Rail, autoriser cette privatisation, c’est mettre définitivement fin à un transport écologique alors que le transport représente une part majoritaire dans la pollution atmosphérique !

Pour redévelopper le Fret Ferroviaire, s'inscrire dans un schéma de transport durable, SUD-Rail demande au gouvernement de stopper la privatisation et de s’engager sur des mesures concrètes :

  • Légiférer sur le report modal du transit routier international, qui représente 40% du trafic.
  • Abroger la loi d’Aout 2014 afin de permettre le développement et l’entretien du réseau capillaire, vital pour le transport de marchandises par rail.
  • Prendre des mesures financières, structurelles et législatives pour contraindre les chargeurs à choisir le train pour les longues distances, les volumes et les tonnages importants.

Le Fret Ferroviaire est un outil exceptionnel pour le transport des marchandises, des solutions existent pour opérer un transfert massif de la route vers le rail ! Alors que le gouvernement vient d’ouvrir les « assises de la mobilité » Il est temps de prendre de vraies décisions pour l’avenir du service public ! ferroviaire utile à l'économie, à l'industrie, à l’emploi, au développement des territoires et soucieux de l’environnement… d’autres solutions sont possibles !

eek [Télécharger le communiqué de presse]

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jpg/Icone_nouvelles/Manif.jpgLe 10 Octobre - le 08/10/2017 11h43

LE 10 OCTOBRE CONCERNE BIEN LES CHEMINOTS, Vous en doutez encore?

Les ordonnances signées en grande pompe par le Président Macron ne sont que la première pierre d ’un chantier où gouvernement et Medef ambitionnent d’enterrer notre modèle social en s’attaquant au Code du Travail, au système de retraite par répartition, à la Sécurité Sociale et à l’assurance chômage ; en développant la concurrence avec de l’argent public, en privatisant les services publics, en précarisant les contrats de travail... pour les salariés, ce sera la loi de la jungle.

Des mesures qui vont venir précariser tous les travailleurs du rail !

  • Reclassement !

Les ordonnances allègent les obligations de l’employeur. Seule obligation restante : mettre en ligne la liste des postes disponibles. A vous de vous vendre par la suite pour obtenir ce nouveau poste ! La question du reclassement est centrale à la SNCF, avec la destruction de nos métiers, la fermeture des sites, les inaptitudes... on voit rapidement comment la direction pourrait instrumentaliser cette disposition pour se débarrasser des salariés, contractuels ou au cadre permanent

  • CDI de Projet !

Avec la mise en place du CDI de projet, l’employeur pourra mettre fin au contrat dès la fin de ce dernier pour lequel le salarié a été embauché. Encore plus précaire que le CDD, aucun taquet n’est négocié... Une entreprise qui remporte un marché ( comme l’exploitation d’une ligne TER , Transilien ou Fret ) pourrait conclure des CDI pour la durée du marché ! Alors que la direction et les patrons du ferroviaire veulent imposer les transferts obligatoires dans le cadre de l’ouverture à la concurrence, on vous laisse imaginer les conséquences pour les cheminots qui seraient alors touchés en plein par cette mesure !

2 exemples simples parmi les dizaines qui s’appliqueront aux travailleurs du rail. Alors le 10 Octobre, soyons nombreux à nous mobiliser localement et/ou converger vers Paris pour faire annuler ces mesures antisociales !

LES RENDEZ-VOUS: Manifestations

rolleyesA Rouen 10h00 Clémenceau

rolleyesAu Havre à 10h30 à Franklin

rolleyesA Caen 10h30 Place St Pierre.

rolleyesD’autre part, la fédération SUD-Rail appelle à Manifestation à 14h00 à place de la république à Paris. Train de 12h12 à Rouen -> paris 13h40 (si ça roule) puis 14h00 place de la république, ce qui permet de participer aux 2 manifestations!

pdf.gif [Télécharger le Tract]

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LE 10 OCTOBRE CONCERNE BIEN LES CHEMINOTS, Vous en doutez encore?

Les ordonnances signées en grande pompe par le Président Macron ne sont que la première pierre d ’un chantier où gouvernement et Medef ambitionnent d’enterrer notre modèle social en s’attaquant au Code du Travail, au système de retraite par répartition, à la Sécurité Sociale et à l’assurance chômage ; en développant la concurrence avec de l’argent public, en privatisant les services publics, en précarisant les contrats de travail... pour les salariés, ce sera la loi de la jungle.

Des mesures qui vont venir précariser tous les travailleurs du rail !

  • Reclassement !

Les ordonnances allègent les obligations de l’employeur. Seule obligation restante : mettre en ligne la liste des postes disponibles. A vous de vous vendre par la suite pour obtenir ce nouveau poste ! La question du reclassement est centrale à la SNCF, avec la destruction de nos métiers, la fermeture des sites, les inaptitudes... on voit rapidement comment la direction pourrait instrumentaliser cette disposition pour se débarrasser des salariés, contractuels ou au cadre permanent

  • CDI de Projet !

Avec la mise en place du CDI de projet, l’employeur pourra mettre fin au contrat dès la fin de ce dernier pour lequel le salarié a été embauché. Encore plus précaire que le CDD, aucun taquet n’est négocié... Une entreprise qui remporte un marché ( comme l’exploitation d’une ligne TER , Transilien ou Fret ) pourrait conclure des CDI pour la durée du marché ! Alors que la direction et les patrons du ferroviaire veulent imposer les transferts obligatoires dans le cadre de l’ouverture à la concurrence, on vous laisse imaginer les conséquences pour les cheminots qui seraient alors touchés en plein par cette mesure !

2 exemples simples parmi les dizaines qui s’appliqueront aux travailleurs du rail. Alors le 10 Octobre, soyons nombreux à nous mobiliser localement et/ou converger vers Paris pour faire annuler ces mesures antisociales !

LES RENDEZ-VOUS: Manifestations

rolleyesA Rouen 10h00 Clémenceau

rolleyesAu Havre à 10h30 à Franklin

rolleyesA Caen 10h30 Place St Pierre.

rolleyesD’autre part, la fédération SUD-Rail appelle à Manifestation à 14h00 à place de la république à Paris. Train de 12h12 à Rouen -> paris 13h40 (si ça roule) puis 14h00 place de la république, ce qui permet de participer aux 2 manifestations!

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SOTTEVILLE QUATRE MARES, Les salariées de l’entreprise DECA Propreté (ex Pyrénéenne) Sont depuis lundi 2 octobre 2017 à 12H45, en GREVE ILLIMITEE. Une assemblée générale des salariés du site a eu lieu ce matin à 8h45

2017_10_04_Pyreneene.jpg

Lors du dernier appel d'offre concernant le nettoyage des locaux du Technicentre de Sotteville Quatre Mares, la société "DECA France" été retenue. A cet effet, elle reprend les salariées de la société "La Pyrénéenne" qui exerçait auparavant sous le couvert de la convention collective de la manutention ferroviaire. La nouvelle société reprendrait les salariées sous une convention collective plus défavorable pour les salariées et plus rentable pour l'entreprise.

Ce lundi, un huissier de justice était présent pour les obliger à signer un avenant au contrat de travail. Dans cet avenant :

rolleyes On les change de convention collective.

rolleyes On leur impose une clause de mobilité de 25 km, sinon c’est le licenciement…

rolleyes Leurs primes deviennent assujetties aux temps de présence,

rolleyes Leurs horaires de travail sont susceptibles de modifications.

rolleyes Certaines de leurs primes ont disparu.

Aujourd’hui, on leur interdit d’accéder au site de Quatre-Mares. La Direction de "DECA Propreté" ne veut pas négocier, elle refuse toutes les revendications. Les ex-salariées de la Pyrénéenne, contraintes de changer de société, ne valident pas les propositions de cette nouvelle Direction. Elles continuent leur mouvement jusqu’à obtention de leurs revendications légitimes. Elles appellent les Cheminots, Cheminotes, salariés de "Challancin" à les soutenir.

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SOTTEVILLE QUATRE MARES, Les salariées de l’entreprise DECA Propreté (ex Pyrénéenne) Sont depuis lundi 2 octobre 2017 à 12H45, en GREVE ILLIMITEE. Une assemblée générale des salariés du site a eu lieu ce matin à 8h45

2017_10_04_Pyreneene.jpg

Lors du dernier appel d'offre concernant le nettoyage des locaux du Technicentre de Sotteville Quatre Mares, la société "DECA France" été retenue. A cet effet, elle reprend les salariées de la société "La Pyrénéenne" qui exerçait auparavant sous le couvert de la convention collective de la manutention ferroviaire. La nouvelle société reprendrait les salariées sous une convention collective plus défavorable pour les salariées et plus rentable pour l'entreprise.

Ce lundi, un huissier de justice était présent pour les obliger à signer un avenant au contrat de travail. Dans cet avenant :

rolleyes On les change de convention collective.

rolleyes On leur impose une clause de mobilité de 25 km, sinon c’est le licenciement…

rolleyes Leurs primes deviennent assujetties aux temps de présence,

rolleyes Leurs horaires de travail sont susceptibles de modifications.

rolleyes Certaines de leurs primes ont disparu.

Aujourd’hui, on leur interdit d’accéder au site de Quatre-Mares. La Direction de "DECA Propreté" ne veut pas négocier, elle refuse toutes les revendications. Les ex-salariées de la Pyrénéenne, contraintes de changer de société, ne valident pas les propositions de cette nouvelle Direction. Elles continuent leur mouvement jusqu’à obtention de leurs revendications légitimes. Elles appellent les Cheminots, Cheminotes, salariés de "Challancin" à les soutenir.

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Le 10 Octobre, convergeons nos luttes !

Les ordonnances signées en grande pompe par le Président Macron ne sont que la première pierre d’un chantier où gouvernement et Medef ambitionnent d’enterrer notre modèle social en s’attaquant au Code du Travail, au système de retraite par répartition, à la sécurité sociale et à l’assurance chômage ; en développant la concurrence avec de l’argent public, en privatisant les services publics, en précarisant les contrats de travail… pour les salariés, ce sera la loi de la jungle.

Nous sommes à un tournant historique où nous n’avons pas d’autre alternative que d’organiser un mouvement social gagnant et unitaire, face à la menace de voir disparaître notre modèle social et culturel ainsi que nos libertés publiques. SUD-Rail appelle à la mobilisation interprofessionnelle et à la convergence des luttes pour construire la grève générale et bloquer l’économie, afin d’empêcher un recul social historique et catastrophique.

A ce titre, la Fédération SUD-Rail a d’ores et déjà déposé un préavis de grève qui le permettrait et appelle l’ensemble des travailleurs du rail et des organisations syndicales du secteur à rejoindre la manifestation nationale du 10 Octobre à Paris pour exiger le retrait des ordonnances, qui, contrairement au discours dominant, s’appliqueront à chaque salarié de ce pays ! Les journées d’action espacées dans le temps ne suffiront pas ; les appels séparés des confédérations et des partis politiques ne créent pas la dynamique de contestation gagnante.

Alors, le 10 Octobre, convergeons tous vers Paris pour faire plier le gouvernement !

La Fédération SUD-Rail appelle à l’unification du mouvement social !

Nous sommes à un tournant historique où nous n’avons pas d’autre alternative que d’organiser un mouvement social gagnant face à la menace de voir disparaître notre modèle social et culturel, et nos libertés publiques. SUD-Rail appelle à la mobilisation interprofessionnelle et à la convergence des luttes, pour construire la grève générale et bloquer l’économie afin d’empêcher un recul social historique et catastrophique.

A ce titre, la Fédération SUD-Rail a d’ores et déjà déposé un préavis de grève qui le permettrait et appelle l’ensemble des travailleurs du rail et des organisations syndicales du secteur à rejoindre la manifestation nationale du 10 Octobre à Paris pour exiger le retrait des ordonnances, qui, contrairement au discours dominant, s’appliqueront à chaque salarié de ce pays !

Les journées d’action espacées dans le temps ne suffiront pas. Unissons nos luttes partout et le 10 Octobre,

convergeons tous vers Paris pour faire plier le gouvernement !

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Le 10 Octobre, convergeons nos luttes !

Les ordonnances signées en grande pompe par le Président Macron ne sont que la première pierre d’un chantier où gouvernement et Medef ambitionnent d’enterrer notre modèle social en s’attaquant au Code du Travail, au système de retraite par répartition, à la sécurité sociale et à l’assurance chômage ; en développant la concurrence avec de l’argent public, en privatisant les services publics, en précarisant les contrats de travail… pour les salariés, ce sera la loi de la jungle.

Nous sommes à un tournant historique où nous n’avons pas d’autre alternative que d’organiser un mouvement social gagnant et unitaire, face à la menace de voir disparaître notre modèle social et culturel ainsi que nos libertés publiques. SUD-Rail appelle à la mobilisation interprofessionnelle et à la convergence des luttes pour construire la grève générale et bloquer l’économie, afin d’empêcher un recul social historique et catastrophique.

A ce titre, la Fédération SUD-Rail a d’ores et déjà déposé un préavis de grève qui le permettrait et appelle l’ensemble des travailleurs du rail et des organisations syndicales du secteur à rejoindre la manifestation nationale du 10 Octobre à Paris pour exiger le retrait des ordonnances, qui, contrairement au discours dominant, s’appliqueront à chaque salarié de ce pays ! Les journées d’action espacées dans le temps ne suffiront pas ; les appels séparés des confédérations et des partis politiques ne créent pas la dynamique de contestation gagnante.

Alors, le 10 Octobre, convergeons tous vers Paris pour faire plier le gouvernement !

La Fédération SUD-Rail appelle à l’unification du mouvement social !

Nous sommes à un tournant historique où nous n’avons pas d’autre alternative que d’organiser un mouvement social gagnant face à la menace de voir disparaître notre modèle social et culturel, et nos libertés publiques. SUD-Rail appelle à la mobilisation interprofessionnelle et à la convergence des luttes, pour construire la grève générale et bloquer l’économie afin d’empêcher un recul social historique et catastrophique.

A ce titre, la Fédération SUD-Rail a d’ores et déjà déposé un préavis de grève qui le permettrait et appelle l’ensemble des travailleurs du rail et des organisations syndicales du secteur à rejoindre la manifestation nationale du 10 Octobre à Paris pour exiger le retrait des ordonnances, qui, contrairement au discours dominant, s’appliqueront à chaque salarié de ce pays !

Les journées d’action espacées dans le temps ne suffiront pas. Unissons nos luttes partout et le 10 Octobre,

convergeons tous vers Paris pour faire plier le gouvernement !

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Mobilisation des retraités et retraitées Jeudi 28 septembre 2017logos_intersynd.jpg

Parce qu’une fois de plus le gouvernement s’attaque à leur pouvoir d’achat, aux services médicaux et sociaux, neuf organisations appellent les retraité-e-s à se mobiliser dans les départements sous des formes diverses le 28 septembre.

Haro sur le pouvoir d’achat des retraités

Au printemps dernier plus de 12 000 retraité-e-s se sont exprimé-e-s dans une enquête lancée par nos organisations. 80 % des personnes retraitées indiquent que leur situation financière s’est dégradée. Malgré cela, le gouvernement annonce une baisse des pensions de 8 millions de retraité-e-s en augmentant de 1,7 point leur CSG, sans aucune compensation. La CSG passera de 6,6 % à 8,3 % soit une augmentation de 25 %. Ce qui représente une perte de :

- 204 € par an pour une pension de 1 000 € par mois,

- 306 € par an pour une pension de 1 500 € par mois,

- 408 € par an pour une pension de 2 000 € par mois.

Selon le gouvernement, il s’agit d’un « effort pour les jeunes générations ». Les retraité-e-s n’ont pas attendu pour faire preuve de solidarité et une nouvelle baisse de leur pouvoir d’achat réduira l’aide qu’ils apportent déjà aux jeunes générations. Cette augmentation de CSG s’ajoute à une liste déjà longue d’attaques, avec la CASA de 0,3 %, la suppression de la 1/2 part fiscale pour les veuves et veufs, la fiscalisation de la majoration familiale et le blocage des pensions depuis plus de 4 ans. Et maintenant l’annonce de la réduction de 5 € par mois de l’APL (Aide Personnalisée au Logement) qui visera notamment les retraités locataires. L’annonce d’une revalorisation des pensions du régime général et alignés de 0,8 % au 1 er octobre ne représente, en aucune manière, une quelconque augmentation car elle ne fait que compenser l’inflation des seuls 12 derniers mois. D’autant que pour les retraites complémentaires aucune augmentation n’est prévue.

Vers la disparition des emplois aidés

Dans l’enquête menée au printemps dernier, les retraité-e-s sont quasiment unanimes à considérer que les plans d’aide à l’autonomie sont insuffisants, tant à domicile qu’en établissements. Le gouvernement, non seulement ne prend aucune mesure pour réduire les « restes à charge » mais il s’attaque aux moyens dont peuvent disposer les établissements, les associations et les collectivités locales en supprimant les emplois aidés. Il communique sur la disparition du reste à charge des lunettes, prothèses auditives et dentaires… sans insister sur l’augmentation correspondante des complémentaires santé, sans participation des employeurs pour les retraité-e-s.

Prendre au plus grand nombre pour donner aux riches

Le gouvernement prévoit de prendre beaucoup dans la poche des personnes retraitées et un peu dans toutes les autres, ou presque : l’APL pour les locataires, la suppression de services publics en privant les collectivités locales des recettes de la taxe d’habitation et en supprimant 120 000 emplois de fonctionnaires… Et il donne beaucoup aux plus riches : baisse de l’ISF, l’impôt sur la fortune, en ne prenant plus en compte les actions et obligations qui représentent 90 % du patrimoine des plus riches ; baisse de l’impôt sur les sociétés à 28 % ; cadeau aux rentiers en plafonnant l’imposition des revenus du capital à 30 %. Les personnes retraitées n’ont pas besoin d’explications ou de pédagogie : ils ont besoin de justice sociale.

Montrons que nous refusons la baisse des pensions

Dans notre même enquête, 84 % des retraité-e-s considéraient que les politiques menées avaient négligé ou ignoré leur situation. Ces dernières années les actions menées à l’initiative des organisations de retraités ont permis de « limiter la casse » : les personnes non imposées en 2015 n’ont pas payé d’impôt en 2016 et 2017, les seuils de déclenchement de la CSG ont été relevés, l’APA a été légèrement augmentée...

Alors oui les retraité-e-s ont de bonnes raisons de se mobiliser pour éviter de nouvelles dégradations importantes de leur pouvoir d’achat, obtenir une évolution des pensions liée à l’évolution des salaires et une amélioration importante de la prise en charge de la perte d’autonomie.

Non à la hausse de la CSG à 8,3% ! Revalorisation de nos pensions !

Journée nationale d’action et de mobilisation le 28 septembre

ROUEN: 10h30 Théâtre des arts

LE HAVRE: 10h30 Sous-Préfecture

[Télécharger le tract]

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Mobilisation des retraités et retraitées Jeudi 28 septembre 2017logos_intersynd.jpg

Parce qu’une fois de plus le gouvernement s’attaque à leur pouvoir d’achat, aux services médicaux et sociaux, neuf organisations appellent les retraité-e-s à se mobiliser dans les départements sous des formes diverses le 28 septembre.

Haro sur le pouvoir d’achat des retraités

Au printemps dernier plus de 12 000 retraité-e-s se sont exprimé-e-s dans une enquête lancée par nos organisations. 80 % des personnes retraitées indiquent que leur situation financière s’est dégradée. Malgré cela, le gouvernement annonce une baisse des pensions de 8 millions de retraité-e-s en augmentant de 1,7 point leur CSG, sans aucune compensation. La CSG passera de 6,6 % à 8,3 % soit une augmentation de 25 %. Ce qui représente une perte de :

- 204 € par an pour une pension de 1 000 € par mois,

- 306 € par an pour une pension de 1 500 € par mois,

- 408 € par an pour une pension de 2 000 € par mois.

Selon le gouvernement, il s’agit d’un « effort pour les jeunes générations ». Les retraité-e-s n’ont pas attendu pour faire preuve de solidarité et une nouvelle baisse de leur pouvoir d’achat réduira l’aide qu’ils apportent déjà aux jeunes générations. Cette augmentation de CSG s’ajoute à une liste déjà longue d’attaques, avec la CASA de 0,3 %, la suppression de la 1/2 part fiscale pour les veuves et veufs, la fiscalisation de la majoration familiale et le blocage des pensions depuis plus de 4 ans. Et maintenant l’annonce de la réduction de 5 € par mois de l’APL (Aide Personnalisée au Logement) qui visera notamment les retraités locataires. L’annonce d’une revalorisation des pensions du régime général et alignés de 0,8 % au 1 er octobre ne représente, en aucune manière, une quelconque augmentation car elle ne fait que compenser l’inflation des seuls 12 derniers mois. D’autant que pour les retraites complémentaires aucune augmentation n’est prévue.

Vers la disparition des emplois aidés

Dans l’enquête menée au printemps dernier, les retraité-e-s sont quasiment unanimes à considérer que les plans d’aide à l’autonomie sont insuffisants, tant à domicile qu’en établissements. Le gouvernement, non seulement ne prend aucune mesure pour réduire les « restes à charge » mais il s’attaque aux moyens dont peuvent disposer les établissements, les associations et les collectivités locales en supprimant les emplois aidés. Il communique sur la disparition du reste à charge des lunettes, prothèses auditives et dentaires… sans insister sur l’augmentation correspondante des complémentaires santé, sans participation des employeurs pour les retraité-e-s.

Prendre au plus grand nombre pour donner aux riches

Le gouvernement prévoit de prendre beaucoup dans la poche des personnes retraitées et un peu dans toutes les autres, ou presque : l’APL pour les locataires, la suppression de services publics en privant les collectivités locales des recettes de la taxe d’habitation et en supprimant 120 000 emplois de fonctionnaires… Et il donne beaucoup aux plus riches : baisse de l’ISF, l’impôt sur la fortune, en ne prenant plus en compte les actions et obligations qui représentent 90 % du patrimoine des plus riches ; baisse de l’impôt sur les sociétés à 28 % ; cadeau aux rentiers en plafonnant l’imposition des revenus du capital à 30 %. Les personnes retraitées n’ont pas besoin d’explications ou de pédagogie : ils ont besoin de justice sociale.

Montrons que nous refusons la baisse des pensions

Dans notre même enquête, 84 % des retraité-e-s considéraient que les politiques menées avaient négligé ou ignoré leur situation. Ces dernières années les actions menées à l’initiative des organisations de retraités ont permis de « limiter la casse » : les personnes non imposées en 2015 n’ont pas payé d’impôt en 2016 et 2017, les seuils de déclenchement de la CSG ont été relevés, l’APA a été légèrement augmentée...

Alors oui les retraité-e-s ont de bonnes raisons de se mobiliser pour éviter de nouvelles dégradations importantes de leur pouvoir d’achat, obtenir une évolution des pensions liée à l’évolution des salaires et une amélioration importante de la prise en charge de la perte d’autonomie.

Non à la hausse de la CSG à 8,3% ! Revalorisation de nos pensions !

Journée nationale d’action et de mobilisation le 28 septembre

ROUEN: 10h30 Théâtre des arts

LE HAVRE: 10h30 Sous-Préfecture

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Dans la branche ferroviaire nous vivons déjà une course au dumping social entre les salariés. Cette course conduit à la remise en cause, morceau par morceau, du statut et de la réglementation. La publication des ordonnances va aggraver la situation. Dans les autres branches aussi, la casse du code du travail donne un pouvoir supplémentaire au patronat pour licencier. Le but est d’instaurer la peur comme moyen de pression contre les salariés qui s’opposent, résistent face à cet arsenal libéral qui supprime leurs droits, détruit des emplois, abaisse les salaires pour augmenter les profits de quelques-uns.

Oui, les travailleurs resteront mobilisés contre le plan Macron

Malgré les attaques médiatiques que subissent les cheminots depuis quelques semaines pour affaiblir la mobilisation, les travailleurs du rail ne sont pas dupes. Se mobiliser aujourd’hui contre la casse du droit du travail, c’est aussi se mobiliser contre le « plan Macron » dans son ensemble, notamment la casse du modèle social français, de ses services publics et du système ferroviaire !

La fédération SUD-Rail appelle à l’unification du mouvement social !

Alors que plusieurs journées de mobilisation, appelées par plusieurs structures, syndicales et politiques, sont programmées, la fédération SUD- Rail appelle à renforcer les luttes partout où c’est possible et appelle l’ensemble des salariés qui n’était pas dans l’action le 12 Septembre à rejoindre le mouvement. Dans le même temps, SUD-Rail appelle à l’unification du mouvement social autour d’un front unitaire syndical, politique et associatif. Unis, nous pourrons gagner et imposer une autre répartition des richesses ainsi qu’une autre vision de la société.

Les salariés et les cheminots refusent d’être renvoyé au XIX siècle !

Salariés du public, du privé, retraités, étudiants, chômeurs nous sommes tous concernés et plus que jamais devons être conscient des enjeux à venir. Refuser les ordonnances, c’est refuser de renvoyer les salariés au droit du travail du 19 ème siècle. Refuser le plan Macron, c’est se donner une chance d’avoir une autre vision que celle de la régression sociale au profit de quelques-uns. Le 21 Septembre et après ! restons mobilisés contre le coup d’état social du représentant des puissants !

Avec la casse du code du travail, Macron veut inventer le salarié jetable, vieux rêve du patronat !

Macron dit vouloir « libérer le travail » par ses ordonnances. Mais dans sa vision du monde, la liberté du travail c’est sa liquidité. Le travail doit être négociable à vue, achetable et jetable d’un clic de souris comme un titre financier. Micro-jobs en Allemagne, contrats « zéro heure » en Grande-Bretagne, plateformes de « jobbing » autoproclamées « économie collaborative », figurent ce rêve qu’il conviendrait de généraliser. Les travailleurs du rail et les cheminots ne sont pas en dehors de ce mouvement, à l’heure où l’ouverture à la concurrence du système ferroviaire et les transferts de contrats de travail des cheminots sont d’actualités, laisser casser le droit du travail sans réagir, c’est hypothéquer l’avenir des travailleurs du rail !

La modernité, ce n’est pas le travail jetable, c’est le travail collaboratif dans lequel chacun a son mot à dire et est reconnu dans ses particularités. Le monde du travail ne doit pas opposer « ceux qui réussissent » à « ceux qui ne sont rien », les « entrepreneurs » aux « fainéants » comme le fait Macron aujourd’hui. Pour la fédération SUD-Rail, tous ceux qui bénéficient du travail doivent déterminer ensemble les règles de leur collaboration ; un monde où le profit ne sera pas un but mais un outil ; un monde où le travail sera l’école de la démocratie, et la démocratie un outil de travail. Il faut construire nos luttes sociales, celles qui s’annoncent maintenant doivent nous permettre d’en préciser encore davantage les contours, car c’est en reconstruisant l’espoir que nous résisterons le mieux.

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Dans la branche ferroviaire nous vivons déjà une course au dumping social entre les salariés. Cette course conduit à la remise en cause, morceau par morceau, du statut et de la réglementation. La publication des ordonnances va aggraver la situation. Dans les autres branches aussi, la casse du code du travail donne un pouvoir supplémentaire au patronat pour licencier. Le but est d’instaurer la peur comme moyen de pression contre les salariés qui s’opposent, résistent face à cet arsenal libéral qui supprime leurs droits, détruit des emplois, abaisse les salaires pour augmenter les profits de quelques-uns.

Oui, les travailleurs resteront mobilisés contre le plan Macron

Malgré les attaques médiatiques que subissent les cheminots depuis quelques semaines pour affaiblir la mobilisation, les travailleurs du rail ne sont pas dupes. Se mobiliser aujourd’hui contre la casse du droit du travail, c’est aussi se mobiliser contre le « plan Macron » dans son ensemble, notamment la casse du modèle social français, de ses services publics et du système ferroviaire !

La fédération SUD-Rail appelle à l’unification du mouvement social !

Alors que plusieurs journées de mobilisation, appelées par plusieurs structures, syndicales et politiques, sont programmées, la fédération SUD- Rail appelle à renforcer les luttes partout où c’est possible et appelle l’ensemble des salariés qui n’était pas dans l’action le 12 Septembre à rejoindre le mouvement. Dans le même temps, SUD-Rail appelle à l’unification du mouvement social autour d’un front unitaire syndical, politique et associatif. Unis, nous pourrons gagner et imposer une autre répartition des richesses ainsi qu’une autre vision de la société.

Les salariés et les cheminots refusent d’être renvoyé au XIX siècle !

Salariés du public, du privé, retraités, étudiants, chômeurs nous sommes tous concernés et plus que jamais devons être conscient des enjeux à venir. Refuser les ordonnances, c’est refuser de renvoyer les salariés au droit du travail du 19 ème siècle. Refuser le plan Macron, c’est se donner une chance d’avoir une autre vision que celle de la régression sociale au profit de quelques-uns. Le 21 Septembre et après ! restons mobilisés contre le coup d’état social du représentant des puissants !

Avec la casse du code du travail, Macron veut inventer le salarié jetable, vieux rêve du patronat !

Macron dit vouloir « libérer le travail » par ses ordonnances. Mais dans sa vision du monde, la liberté du travail c’est sa liquidité. Le travail doit être négociable à vue, achetable et jetable d’un clic de souris comme un titre financier. Micro-jobs en Allemagne, contrats « zéro heure » en Grande-Bretagne, plateformes de « jobbing » autoproclamées « économie collaborative », figurent ce rêve qu’il conviendrait de généraliser. Les travailleurs du rail et les cheminots ne sont pas en dehors de ce mouvement, à l’heure où l’ouverture à la concurrence du système ferroviaire et les transferts de contrats de travail des cheminots sont d’actualités, laisser casser le droit du travail sans réagir, c’est hypothéquer l’avenir des travailleurs du rail !

La modernité, ce n’est pas le travail jetable, c’est le travail collaboratif dans lequel chacun a son mot à dire et est reconnu dans ses particularités. Le monde du travail ne doit pas opposer « ceux qui réussissent » à « ceux qui ne sont rien », les « entrepreneurs » aux « fainéants » comme le fait Macron aujourd’hui. Pour la fédération SUD-Rail, tous ceux qui bénéficient du travail doivent déterminer ensemble les règles de leur collaboration ; un monde où le profit ne sera pas un but mais un outil ; un monde où le travail sera l’école de la démocratie, et la démocratie un outil de travail. Il faut construire nos luttes sociales, celles qui s’annoncent maintenant doivent nous permettre d’en préciser encore davantage les contours, car c’est en reconstruisant l’espoir que nous résisterons le mieux.

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À propos du rapport patronal de juillet 2017 : « À la reconquête de la robustesse des services ferroviaires »

Un constat bien tardif quant à la fragilité du système ferroviaire public

Pour leur part, les usagers et les cheminot-e-s se sont aperçus depuis bien longtemps que la robustesse des services ferroviaires n’était plus ce qu’elle avait été. Entre les retards et les suppressions de trains, parfois inopinées, la dégradation des temps de parcours, les incidents à répétition, dont la réparation prend beaucoup plus de temps qu’auparavant, etc., il a fallu à la direction SNCF une solide dose d’aveuglement volontaire pour ne s’intéresser à la question qu’au début de 2017. C’est en effet le 24 février de cette année que les présidents de SNCF Réseau, M. Jeantet, et de SNCF Mobilités, M. Pépy, ont demandé à un « Comité d’experts » composé de sept personnes, pour la plupart dirigeants ou anciens dirigeants d’une des « trois SNCF », de se pencher sur le problème et de leur remettre un rapport de recommandations pour améliorer la situation. Rappelons, pour les non-cheminots qui lisent cette Lettre économique, que depuis 1997, la SNCF anciennement intégrée a d’abord été séparée en deux établissements distincts : la SNCF, chargée des services ferroviaires, et RFF, chargé de la gestion de l’infrastructure ferroviaire. Puis, comme si cette première désorganisation de la production ne suffisait pas, une deuxième réforme ferroviaire, en 2014, a instauré une partition du système ferroviaire public non plus en deux mais en trois établissements distincts : distincts :

- SNCF Réseau, qui n’est autre que RFF renommé et reprenant à son compte les personnels de l’ex-SNCF chargés de la maintenance du réseau et de la circulation sur celui-ci (c’est-à-dire notamment les postes d’aiguillage) qui auparavant agissaient comme sous-traitants de RFF (55 000 agents environ) ;

- SNCF Mobilités, qui n’a conservé que la stricte responsabilité et le personnel des services ferroviaires (personnels roulants et services commerciaux en particulier) ;

- Enfin, SNCF « tout court », sorte de « holding » qui devrait en théorie veiller à une certaine cohérence de stratégie et d’action entre les décisions et les activités des deux autres mais qui, en réalité, ne veille pas sur grand-chose puisque la réglementation européenne et surtout le très néolibéral organisme français ARAFER (Autorité de régulation des activités ferroviaires et routière) ne lui permettent quasiment pas d’exercer une quelconque autorité sur SNCF Réseau.

Il est clair que cette fragmentation du système public depuis 1997 a porté fortement atteinte à la « robustesse des services ferroviaires » et qu’il s’agit même d’une cause centrale de fragilité, pourtant à peu près absente du contenu de ce fameux rapport, finalement publié en interne le 12 juillet 2017. C’est pourquoi la fédération SUD-Rail, qui dénonce sans répit depuis 1996 la désorganisation contenue dans les deux réformes susmentionnées, s’y intéresse particulièrement ici. Nous avons surtout noté que, les rédacteurs du rapport n’étant quand même pas d’obtus idéologues incompétents, il est possible de lire en filigrane quelques aveux quant aux causes réelles d’une non-robustesse du système en réalité socialement construit.

Après les assises du ferroviaires sous Sarkozy, ce sont les Assises de la Mobilité qu’ont lancé le gouvernement actuel le 19 septembre 2017. Le Premier Ministre a affirmé que les réflexions issues des différentes commissions devront cadrer la future loi Mobilités annoncée pour le premier semestre 2018. La fédération SUD-Rail et l’Union syndicale Solidaires y défendront le service public ferroviaire, dans toutes ses dimensions et tout particulièrement le report massif des marchandises vers le rail. Face à cette urgence sociétale et écologique, des mesures concrètes devront être prises par les pouvoirs publics. En parallèle de ces Assises, le gouvernement a confié à l’ancien PDG d’Air France – J.C SPINETTA - une mission concernant le modèle économique ferroviaire … enfin plus concrètement sur l’ouverture à la concurrence. On peut craindre que ce haut fonctionnaire fera les mêmes erreurs que dans le secteur de l’aérien !

Des causes réelles que le rapport se garde bien de mettre sur la table !

Le titre même du rapport - « A la reconquête de la robustesse… »- constitue déjà en soi un aveu : s’il faut la « reconquérir », cette robustesse, c’est donc bien qu’elle a été perdue ! Pourquoi et comment donc ? Qu’il l’ait voulu ou non, le Comité d’experts a permis de façon sous-jacente une remise en perspective de la question centrale qu’est la notion de système ferroviaire et, plus particulièrement, par sa mention de l’importance des « compétences Système et Ingénierie d’exploitation ». Pour SUD-Rail, c’est sur une échelle de temps long d’une vingtaine d’années qu’il convient de porter le regard, c’est-à-dire depuis la première grande fracture faite dans le système ferroviaire avec la création du « couple maudit » RFF/SNCF

Ce premier aspect – la perte de la « vision système » – permet la mise en évidence de la responsabilité des décideurs successifs qui ont poursuivi une logique continue de désagrégation dont la conséquence, non exprimée telle quelle dans le rapport du Comité, est la perte de la robustesse des services :

- Séparation entre le propriétaire de l’infrastructure (RFF) et son gestionnaire opérationnel (la SNCF) en 1997, qui s’est doublée d’une séparation dans l’organisation et les outils entre le développement du réseau et son entretien ;

- Séparation entre activités à l’intérieur du transporteur – la gestion en silos de CAP Clients à partir des années 2000 à la SNCF – avec la démutualisation des personnels et des moyens matériels et donc une rigidité accrue pour la gestion des situations dites perturbées (alors que la gestion de l’aléa est le quotidien d’un système de transport complexe) ;

- Séparation des autorités organisatrices de transports avec la loi SRU de 2002, qui a entériné la vision parcellisée et autonomisée du transport régional (les TER) que la SNCF avait elle-même commencé à adopter auparavant ;

- Séparation – véritable casse en réalité – du fret en particulier, depuis l’ouverture anticipée à la concurrence en 2005 qui a conduit 10 ans après à une baisse globale impressionnante du fret ferroviaire, en tonnage et en part de marché, et à une logique de déclin de la partie ferroviaire de Fret SNCF au profit de filiales routières ;

- Séparation, au sein de la gestion de l’Infrastructure, entre l’Équipement (maintenance) et l’Ingénierie d’un côté et ce qui est devenue la Circulation de l’autre, avec la « mise en régie » de la Direction des Circulations Ferroviaires (DCF) en 2010 ;

- Séparation institutionnelle et organisationnelle complètement achevée entre le gestionnaire de l’infrastructure et le transporteur, en 2014, avec un troisième larron – l’ÉPIC (Établissement public industriel et commercial) dit « de tête » – qui n’a aucun pouvoir réel de direction de l’ensemble ;

- Séparation encore accrue des activités « en silos », que ce soit chez le transporteur (qui distingue désormais jusqu’aux TGV Ouigo et InOui…), comme chez le gestionnaire d’infrastructure (qui distingue Maintenance & Travaux, Ingénierie & Projet, Circulation, Accès réseau). Il convient d’insister sur le fait que, si toutes les organisations d’entreprises comportent des éléments de structuration par « métier » ou par « ligne de produit », les organisations antérieures de la SNCF étaient caractérisées par un fort niveau horizontal de la matrice – l’échelon régional –, qui assurait localement la cohérence de l’ensemble des fonctions, métiers et « produits ». Aujourd’hui, chaque « silo » vertical a instauré son organisation territoriale propre, en l’absence d’autorité locale assembleuse ;

Enfin, séparations – au pluriel – au sein même de tous les processus de production avec l’industrialisation de l’externalisation, qui oblige à « détourer » de nombreuses fonctions, postes ou tâches, et à créer de multiples frontières contractuelles entre des intérieurs et des extérieurs, engendrant une véritable balkanisation des organisations de la production.

Un deuxième aspect à souligner est celui des mécanismes par lesquels le Comité d’experts a identifié la perte progressive des compétences « système et ingénierie d’exploitation ». Parmi ces mécanismes, SUD-Rail souhaite insister sur :

rolleyesLe fonctionnement « en silos » pensé certes pour rendre visibles des enjeux ou des résultats comptables, qui s’accompagne aussi d’une désimbrication volontaire des métiers du ferroviaire, dont l’imbrication ancienne était justement le socle de la « vision système ». L’exemple de la « filière 27 » (l’ensemble des cheminot-e-s chargé-e-s du mouvement des trains et de la sécurité des circulations sur le réseau) est emblématique, car elle a tout particulièrement essuyé, ces quinze dernières années, un véritable déluge de réorganisations incessantes ;

rolleyesLa formation des agents toujours plus réduite au poste et non plus au métier dans sa globalité, alors que cette globalité ouvrait sur la dimension système ;

rolleyesLa mobilité professionnelle croissante qui a créé des organisations du travail instables et peu propices à l’acquisition et au maintien des expertises ;

rolleyesLa conséquence de tout cela, qui est que lorsque l’affaiblissement du système ne peut plus être caché (cas de l’accident grave de Brétigny, régularité mauvaise et qui ne progresse pas, état sanitaire dégradé des agents, … et robustesse du système en berne), selon les mots mêmes du rapport : « Le foisonnement des plans d’actions, la multiplicité de leurs objectifs, de leur appellation et de leur mode de pilotage ne facilite pas une compréhension claire des enjeux et de ce qui est attendu de chacun ».

Des éléments de fragilité qui ne peuvent plus être dissimulés.

Le ras-le-bol des usagers du train existe sur l’ensemble du territoire quand on voit les 5 400 kilomètres de ralentissements cumulés sur les lignes du réseau à la fin de 2016 par défaut d’entretien des infrastructures ; alors que ce même cumul n’excédait pas quelques centaines de kilomètres à l’époque où la SNCF était une entreprise unique SNCF responsable de l’entretien du réseau et de la qualité des services ferroviaires. La perte de compétences des dirigeants et de nombre de cadres est à mettre en relation causale avec ce qu’il convient de nommer, en sciences humaines et sociales, le « tournant gestionnaire » qui a été pris dans les années 1990 après le déferlement de la vague néolibérale qui caractérise l’étape en cours du capitalisme. Ce tournant a été vécu dans toutes les entreprises, publiques comme privées, avec la substitution des ingénieurs qui étaient à la tête des entités de production par des diplômés d’écoles commerciales et de gestion (HEC, ESSEC, SUP de CO, etc.) ou de l’ENA (avec la mentalité administrative fondée sur la raison d’État qui y est façonnée). Certes, la direction par des ingénieurs ne faisait pas de la SNCF un paradis pour les cheminot-e-s, mais au moins ces patrons connaissaient un peu la technique et avaient conservé de ce fait une certaine proximité avec la réalité des métiers. Le « tournant gestionnaire » a provoqué un renforcement sensible de la bureaucratisation du système ferroviaire public et sa vectorisation par des objectifs financiers et une gestion étroitement comptable, au détriment de la qualité et de la consistance du service pour les usagers.

Le troisième aspect à souligner dans le rapport est tout ce à côté de quoi le Comité d’experts est passé, ou qu’il a à peine effleuré sans oser s’y engager. Il s’agit ici, essentiellement, de tout ce qui touche à la dimension humaine des organisations du travail, à l’ergonomie, non seulement des outils, mais des organisations elles-mêmes, ce qui exige de comprendre notamment comment fonctionne un collectif de travail. Certes, le Comité dit être conscient que « si la reconquête de la robustesse tient beaucoup à la qualité de l’infrastructure et du matériel roulant, elle repose aussi sur la mobilisation de l’intelligence collective des acteurs du rail ». Mais l’analyse ne va guère plus loin et les recommandations intégrant cette dimension sont très faibles. Car la destruction du travail (et des personnes au travail) par le management moderne, repose sur quatre grandes évolutions, qui toutes concourent à l’isolement du salarié :

  1. L’évaluation quantitative et individualisée des performances. Les Entretiens Individuels d’Appréciation (EIA) pour les cadres, les Rendez-vous Professionnels Annuels (RPA) pour les autres, et la prime qui leur est associée (Gratification Individuelle de Résultat – GIR – pour les cadres ou « La Prime » pour les autres), sont de puissants facteurs de désagrégation des équipes et de l’intelligence collective. Elles conduisent les individus à se mettre en concurrence les uns avec les autres et conséquemment à adopter souvent des comportements déloyaux.
  2. La standardisation, en enfermant les gestes et les organisations dans des normes indépendamment du réel qui résiste aux opérateurs, et plus encore indépendamment de la manière personnelle avec laquelle chacun surmonte cette résistance du réel, conduit là aussi à une négation de l’intelligence collective en tant que coopération des intelligences individuelles, via des espaces de délibérations entre pairs et avec l’« autorité ». Est ici évoquée la personne qui « fait autorité » professionnellement et non pas celle qui « représente l’autorité » ; l’un des drames des organisations actuelles étant qu’on met en place en tant que chefs des personnes qui revendiquent ouvertement de ne pas posséder de connaissances techniques, d’être des « gestionnaires », et ne peuvent donc faire légitimement autorité sur leurs équipes.
  3. La qualité totale, qui reste soumise et inscrite dans des exigences de rentabilité économique et financière par ailleurs non négociables, conduit en réalité à un mensonge généralisé sur l’état du réel et la manière dont il est surmonté (ou pas). L’exemple parfait du mensonge de la qualité totale, c’est l’usine AZF de Toulouse qui, juste avant l’explosion d’un hangar en 2001 qui a provoqué de nombreuses victimes et des dégâts matériels considérables, possédait toutes les certifications de qualité en vigueur !
  4. La précarisation, tant par les statuts juridiques (agents du cadre permanent versus contractuels relevant du règlement RH0254, versus prestataires externes), que par la valse compulsive des réorganisations qui ont pour fonction même d’épuiser complètement les agents face aux changements permanents, que par les règles typiques des « ressources humaines » de mobilité des cadres (3 à 4 ans maximum dans un poste), lesquelles induisent des organisations instables, sans passé… mais aussi sans avenir !

Ces oublis, ou bien ces refus d’examen, conduisent dès lors le Comité d’experts :

- Non seulement à passer à côté de leviers puissants de changement, comme la réintégration du système ferroviaire dans une seule entité juridique et organisationnelle (en ne maintenant séparés de cette entité réunifiée que la tarification et l’attribution des sillons, seule obligation réelle de la législation européenne), ou la suppression des EIA/RPA et de la prime associée, pour ne citer que ce qui est complètement ignoré du rapport ;

- Mais encore à formuler des recommandations, qui, si elles résultent d’éléments d’analyse que l’on peut pour partie partager, permettront néanmoins aux responsables actuels de redoubler de vigueur dans les voies qui ont conduit au problème identifié : gestion en « silos », externalisation industrialisée, absence de coopération, déstabilisation permanente des individus par des réorganisations incessantes, casse des collectifs de travail.

Une illustration : le blocage de la gare Montparnasse

Comme cela arrive de plus en plus souvent, la SNCF a été sous le feu des médias à l’occasion du blocage quasi-total de la gare Montparnasse, à Paris, durant quatre jours, à la suite d’une panne qui a affecté le poste d’aiguillage de type PRCI (Poste à relais à commande informatique) de Vanves. Cette panne, comme il a été déterminé, provenait d’un défaut d’isolement entre composants électriques dans une armoire de commande de la signalisation. Ce qui a provoqué la durée prolongée du blocage et a nécessité de procéder à de longs tests de nombreux circuits électriques afin de localiser l’origine précise de la panne. Contrairement à ce qui a pu être souvent médiatisé, la cause ne relevait pas, comme c’était le cas lors de l’accident très grave de Brétigny-sur-Orge du 12 juillet 2013 et comme cela arrive hélas de plus en plus souvent sur le réseau avec moins de conséquences, d’un défaut d’entretien d’installations anciennes. En effet, l’armoire en question était relativement récente et avait même fait l’objet, peu auparavant, d’une modernisation et de modifications dans le cadre de la mise en service des lignes à grande vitesse Le Mans – Rennes et Tours – Bordeaux

Cependant, l’évènement de Montparnasse n’est pas survenu par hasard. Des défauts d’isolement électrique, il est normal qu’il en survienne mais, lorsqu’ils sont signalés, ce qu’il faut bien nommer une désorganisation des procédures de maintenance conduit parfois à ne pas les traiter immédiatement, avec d’importantes conséquences possibles sur la régularité, comme dans le cas d’espèce. L’un des principaux problèmes, non mentionné dans le rapport « Robustesse », est qu’il n’y a souvent plus de suivi adéquat des installations des postes, faute d’effectifs suffisants dans les établissements... Une recommandation réellement efficace, qui ne figure pas dans ce rapport, serait donc que la direction SNCF réaffecte aux établissements les moyens humains nécessaires pour assurer convenablement la maintenance et la surveillance des installations. Il apparaît même que cette tension sur les effectifs aboutit à ce que, lorsque des modifications sont effectuées dans des installations de signalisation, les schémas de câblage antérieurs ne sont plus immédiatement mis à jour et ne correspondent donc pas à la situation que les agents vont rencontrer lors de leurs interventions sur le terrain. On peut faire l’hypothèse que cela explique que le dépannage du poste de Vanves ait nécessité plus de 48 heures de tests de tous les circuits de contrôle/commande des signaux adressés aux conducteurs de trains, avant de pouvoir déterminer où se trouvait exactement le dysfonctionnement et d’y mettre fin. Cette hypothèse est d’autant plus solide que la première des recommandations, à la page 23 du rapport rendu public par la SNCF dès le 3 août 2017 (« Incident du 29 juillet au 1er août 2017 – Poste d’aiguillage de Vanves ; Contexte, chronologie, service voyageur, recommandations ») sonne comme un aveu : « Mieux organiser la traçabilité des interventions et leur partage entre les différents intervenants (organismes d’études, intervenants travaux, mainteneurs). Numériser la documentation des postes d’aiguillages. Responsable : Direction de l’ingénierie - SNCF Réseau. »

On n’aura pas manqué de constater que les médias et les représentants du gouvernement ont, après l’incident, évoqué presque uniquement et reproché au président de SNCF Mobilité, M. Pépy, les dysfonctionnements – certes bien réels – de l’information aux usagers en cas de panne, et surtout pas les causes véritables qui relèvent de l’organisation actuelle (ou plutôt de la désorganisation) du système ferroviaire public. Mme Borne, ministre chargée des Transports, ne se risquera évidemment jamais à se colleter avec des problèmes dont elle est une des principales responsables. Elle a en effet elle-même promu tous azimuts la séparation entre infrastructure et services ferroviaires et plus généralement la fragmentation de la SNCF.

L’incident de Montparnasse n’est donc pas un évènement fortuit mais plutôt le résultat de dispositifs structurels idéologiquement marqués. En revanche, les éléments que nous venons de souligner (tension sur les emplois de surveillance/maintenance des installations, non-mise à jour systématique et complète des schémas de signalisation après chaque nouvelle intervention sur les postes) se rattachent bien à la perte des emplois et des compétences internes et à l’augmentation de l’externalisation de pans entiers des métiers.

Finalement, la perversion des méthodes managériales et des organisations en vigueur, en empêchant les salarié-e-s d’accomplir un travail de qualité dont ils puissent être fiers, est l’une des causes principales de la souffrance au travail à la SNCF qui se répand désormais, là comme ailleurs, dans des proportions inquiétantes.

SUD-Rail s’emploie à combattre ces méthodes et ces organisations ; l’intervention de l’opinion publique est elle aussi nécessaire.

pdf.gif[Télécharger la lettre économique N°56]

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À propos du rapport patronal de juillet 2017 : « À la reconquête de la robustesse des services ferroviaires »

Un constat bien tardif quant à la fragilité du système ferroviaire public

Pour leur part, les usagers et les cheminot-e-s se sont aperçus depuis bien longtemps que la robustesse des services ferroviaires n’était plus ce qu’elle avait été. Entre les retards et les suppressions de trains, parfois inopinées, la dégradation des temps de parcours, les incidents à répétition, dont la réparation prend beaucoup plus de temps qu’auparavant, etc., il a fallu à la direction SNCF une solide dose d’aveuglement volontaire pour ne s’intéresser à la question qu’au début de 2017. C’est en effet le 24 février de cette année que les présidents de SNCF Réseau, M. Jeantet, et de SNCF Mobilités, M. Pépy, ont demandé à un « Comité d’experts » composé de sept personnes, pour la plupart dirigeants ou anciens dirigeants d’une des « trois SNCF », de se pencher sur le problème et de leur remettre un rapport de recommandations pour améliorer la situation. Rappelons, pour les non-cheminots qui lisent cette Lettre économique, que depuis 1997, la SNCF anciennement intégrée a d’abord été séparée en deux établissements distincts : la SNCF, chargée des services ferroviaires, et RFF, chargé de la gestion de l’infrastructure ferroviaire. Puis, comme si cette première désorganisation de la production ne suffisait pas, une deuxième réforme ferroviaire, en 2014, a instauré une partition du système ferroviaire public non plus en deux mais en trois établissements distincts : distincts :

- SNCF Réseau, qui n’est autre que RFF renommé et reprenant à son compte les personnels de l’ex-SNCF chargés de la maintenance du réseau et de la circulation sur celui-ci (c’est-à-dire notamment les postes d’aiguillage) qui auparavant agissaient comme sous-traitants de RFF (55 000 agents environ) ;

- SNCF Mobilités, qui n’a conservé que la stricte responsabilité et le personnel des services ferroviaires (personnels roulants et services commerciaux en particulier) ;

- Enfin, SNCF « tout court », sorte de « holding » qui devrait en théorie veiller à une certaine cohérence de stratégie et d’action entre les décisions et les activités des deux autres mais qui, en réalité, ne veille pas sur grand-chose puisque la réglementation européenne et surtout le très néolibéral organisme français ARAFER (Autorité de régulation des activités ferroviaires et routière) ne lui permettent quasiment pas d’exercer une quelconque autorité sur SNCF Réseau.

Il est clair que cette fragmentation du système public depuis 1997 a porté fortement atteinte à la « robustesse des services ferroviaires » et qu’il s’agit même d’une cause centrale de fragilité, pourtant à peu près absente du contenu de ce fameux rapport, finalement publié en interne le 12 juillet 2017. C’est pourquoi la fédération SUD-Rail, qui dénonce sans répit depuis 1996 la désorganisation contenue dans les deux réformes susmentionnées, s’y intéresse particulièrement ici. Nous avons surtout noté que, les rédacteurs du rapport n’étant quand même pas d’obtus idéologues incompétents, il est possible de lire en filigrane quelques aveux quant aux causes réelles d’une non-robustesse du système en réalité socialement construit.

Après les assises du ferroviaires sous Sarkozy, ce sont les Assises de la Mobilité qu’ont lancé le gouvernement actuel le 19 septembre 2017. Le Premier Ministre a affirmé que les réflexions issues des différentes commissions devront cadrer la future loi Mobilités annoncée pour le premier semestre 2018. La fédération SUD-Rail et l’Union syndicale Solidaires y défendront le service public ferroviaire, dans toutes ses dimensions et tout particulièrement le report massif des marchandises vers le rail. Face à cette urgence sociétale et écologique, des mesures concrètes devront être prises par les pouvoirs publics. En parallèle de ces Assises, le gouvernement a confié à l’ancien PDG d’Air France – J.C SPINETTA - une mission concernant le modèle économique ferroviaire … enfin plus concrètement sur l’ouverture à la concurrence. On peut craindre que ce haut fonctionnaire fera les mêmes erreurs que dans le secteur de l’aérien !

Des causes réelles que le rapport se garde bien de mettre sur la table !

Le titre même du rapport - « A la reconquête de la robustesse… »- constitue déjà en soi un aveu : s’il faut la « reconquérir », cette robustesse, c’est donc bien qu’elle a été perdue ! Pourquoi et comment donc ? Qu’il l’ait voulu ou non, le Comité d’experts a permis de façon sous-jacente une remise en perspective de la question centrale qu’est la notion de système ferroviaire et, plus particulièrement, par sa mention de l’importance des « compétences Système et Ingénierie d’exploitation ». Pour SUD-Rail, c’est sur une échelle de temps long d’une vingtaine d’années qu’il convient de porter le regard, c’est-à-dire depuis la première grande fracture faite dans le système ferroviaire avec la création du « couple maudit » RFF/SNCF

Ce premier aspect – la perte de la « vision système » – permet la mise en évidence de la responsabilité des décideurs successifs qui ont poursuivi une logique continue de désagrégation dont la conséquence, non exprimée telle quelle dans le rapport du Comité, est la perte de la robustesse des services :

- Séparation entre le propriétaire de l’infrastructure (RFF) et son gestionnaire opérationnel (la SNCF) en 1997, qui s’est doublée d’une séparation dans l’organisation et les outils entre le développement du réseau et son entretien ;

- Séparation entre activités à l’intérieur du transporteur – la gestion en silos de CAP Clients à partir des années 2000 à la SNCF – avec la démutualisation des personnels et des moyens matériels et donc une rigidité accrue pour la gestion des situations dites perturbées (alors que la gestion de l’aléa est le quotidien d’un système de transport complexe) ;

- Séparation des autorités organisatrices de transports avec la loi SRU de 2002, qui a entériné la vision parcellisée et autonomisée du transport régional (les TER) que la SNCF avait elle-même commencé à adopter auparavant ;

- Séparation – véritable casse en réalité – du fret en particulier, depuis l’ouverture anticipée à la concurrence en 2005 qui a conduit 10 ans après à une baisse globale impressionnante du fret ferroviaire, en tonnage et en part de marché, et à une logique de déclin de la partie ferroviaire de Fret SNCF au profit de filiales routières ;

- Séparation, au sein de la gestion de l’Infrastructure, entre l’Équipement (maintenance) et l’Ingénierie d’un côté et ce qui est devenue la Circulation de l’autre, avec la « mise en régie » de la Direction des Circulations Ferroviaires (DCF) en 2010 ;

- Séparation institutionnelle et organisationnelle complètement achevée entre le gestionnaire de l’infrastructure et le transporteur, en 2014, avec un troisième larron – l’ÉPIC (Établissement public industriel et commercial) dit « de tête » – qui n’a aucun pouvoir réel de direction de l’ensemble ;

- Séparation encore accrue des activités « en silos », que ce soit chez le transporteur (qui distingue désormais jusqu’aux TGV Ouigo et InOui…), comme chez le gestionnaire d’infrastructure (qui distingue Maintenance & Travaux, Ingénierie & Projet, Circulation, Accès réseau). Il convient d’insister sur le fait que, si toutes les organisations d’entreprises comportent des éléments de structuration par « métier » ou par « ligne de produit », les organisations antérieures de la SNCF étaient caractérisées par un fort niveau horizontal de la matrice – l’échelon régional –, qui assurait localement la cohérence de l’ensemble des fonctions, métiers et « produits ». Aujourd’hui, chaque « silo » vertical a instauré son organisation territoriale propre, en l’absence d’autorité locale assembleuse ;

Enfin, séparations – au pluriel – au sein même de tous les processus de production avec l’industrialisation de l’externalisation, qui oblige à « détourer » de nombreuses fonctions, postes ou tâches, et à créer de multiples frontières contractuelles entre des intérieurs et des extérieurs, engendrant une véritable balkanisation des organisations de la production.

Un deuxième aspect à souligner est celui des mécanismes par lesquels le Comité d’experts a identifié la perte progressive des compétences « système et ingénierie d’exploitation ». Parmi ces mécanismes, SUD-Rail souhaite insister sur :

rolleyesLe fonctionnement « en silos » pensé certes pour rendre visibles des enjeux ou des résultats comptables, qui s’accompagne aussi d’une désimbrication volontaire des métiers du ferroviaire, dont l’imbrication ancienne était justement le socle de la « vision système ». L’exemple de la « filière 27 » (l’ensemble des cheminot-e-s chargé-e-s du mouvement des trains et de la sécurité des circulations sur le réseau) est emblématique, car elle a tout particulièrement essuyé, ces quinze dernières années, un véritable déluge de réorganisations incessantes ;

rolleyesLa formation des agents toujours plus réduite au poste et non plus au métier dans sa globalité, alors que cette globalité ouvrait sur la dimension système ;

rolleyesLa mobilité professionnelle croissante qui a créé des organisations du travail instables et peu propices à l’acquisition et au maintien des expertises ;

rolleyesLa conséquence de tout cela, qui est que lorsque l’affaiblissement du système ne peut plus être caché (cas de l’accident grave de Brétigny, régularité mauvaise et qui ne progresse pas, état sanitaire dégradé des agents, … et robustesse du système en berne), selon les mots mêmes du rapport : « Le foisonnement des plans d’actions, la multiplicité de leurs objectifs, de leur appellation et de leur mode de pilotage ne facilite pas une compréhension claire des enjeux et de ce qui est attendu de chacun ».

Des éléments de fragilité qui ne peuvent plus être dissimulés.

Le ras-le-bol des usagers du train existe sur l’ensemble du territoire quand on voit les 5 400 kilomètres de ralentissements cumulés sur les lignes du réseau à la fin de 2016 par défaut d’entretien des infrastructures ; alors que ce même cumul n’excédait pas quelques centaines de kilomètres à l’époque où la SNCF était une entreprise unique SNCF responsable de l’entretien du réseau et de la qualité des services ferroviaires. La perte de compétences des dirigeants et de nombre de cadres est à mettre en relation causale avec ce qu’il convient de nommer, en sciences humaines et sociales, le « tournant gestionnaire » qui a été pris dans les années 1990 après le déferlement de la vague néolibérale qui caractérise l’étape en cours du capitalisme. Ce tournant a été vécu dans toutes les entreprises, publiques comme privées, avec la substitution des ingénieurs qui étaient à la tête des entités de production par des diplômés d’écoles commerciales et de gestion (HEC, ESSEC, SUP de CO, etc.) ou de l’ENA (avec la mentalité administrative fondée sur la raison d’État qui y est façonnée). Certes, la direction par des ingénieurs ne faisait pas de la SNCF un paradis pour les cheminot-e-s, mais au moins ces patrons connaissaient un peu la technique et avaient conservé de ce fait une certaine proximité avec la réalité des métiers. Le « tournant gestionnaire » a provoqué un renforcement sensible de la bureaucratisation du système ferroviaire public et sa vectorisation par des objectifs financiers et une gestion étroitement comptable, au détriment de la qualité et de la consistance du service pour les usagers.

Le troisième aspect à souligner dans le rapport est tout ce à côté de quoi le Comité d’experts est passé, ou qu’il a à peine effleuré sans oser s’y engager. Il s’agit ici, essentiellement, de tout ce qui touche à la dimension humaine des organisations du travail, à l’ergonomie, non seulement des outils, mais des organisations elles-mêmes, ce qui exige de comprendre notamment comment fonctionne un collectif de travail. Certes, le Comité dit être conscient que « si la reconquête de la robustesse tient beaucoup à la qualité de l’infrastructure et du matériel roulant, elle repose aussi sur la mobilisation de l’intelligence collective des acteurs du rail ». Mais l’analyse ne va guère plus loin et les recommandations intégrant cette dimension sont très faibles. Car la destruction du travail (et des personnes au travail) par le management moderne, repose sur quatre grandes évolutions, qui toutes concourent à l’isolement du salarié :

  1. L’évaluation quantitative et individualisée des performances. Les Entretiens Individuels d’Appréciation (EIA) pour les cadres, les Rendez-vous Professionnels Annuels (RPA) pour les autres, et la prime qui leur est associée (Gratification Individuelle de Résultat – GIR – pour les cadres ou « La Prime » pour les autres), sont de puissants facteurs de désagrégation des équipes et de l’intelligence collective. Elles conduisent les individus à se mettre en concurrence les uns avec les autres et conséquemment à adopter souvent des comportements déloyaux.
  2. La standardisation, en enfermant les gestes et les organisations dans des normes indépendamment du réel qui résiste aux opérateurs, et plus encore indépendamment de la manière personnelle avec laquelle chacun surmonte cette résistance du réel, conduit là aussi à une négation de l’intelligence collective en tant que coopération des intelligences individuelles, via des espaces de délibérations entre pairs et avec l’« autorité ». Est ici évoquée la personne qui « fait autorité » professionnellement et non pas celle qui « représente l’autorité » ; l’un des drames des organisations actuelles étant qu’on met en place en tant que chefs des personnes qui revendiquent ouvertement de ne pas posséder de connaissances techniques, d’être des « gestionnaires », et ne peuvent donc faire légitimement autorité sur leurs équipes.
  3. La qualité totale, qui reste soumise et inscrite dans des exigences de rentabilité économique et financière par ailleurs non négociables, conduit en réalité à un mensonge généralisé sur l’état du réel et la manière dont il est surmonté (ou pas). L’exemple parfait du mensonge de la qualité totale, c’est l’usine AZF de Toulouse qui, juste avant l’explosion d’un hangar en 2001 qui a provoqué de nombreuses victimes et des dégâts matériels considérables, possédait toutes les certifications de qualité en vigueur !
  4. La précarisation, tant par les statuts juridiques (agents du cadre permanent versus contractuels relevant du règlement RH0254, versus prestataires externes), que par la valse compulsive des réorganisations qui ont pour fonction même d’épuiser complètement les agents face aux changements permanents, que par les règles typiques des « ressources humaines » de mobilité des cadres (3 à 4 ans maximum dans un poste), lesquelles induisent des organisations instables, sans passé… mais aussi sans avenir !

Ces oublis, ou bien ces refus d’examen, conduisent dès lors le Comité d’experts :

- Non seulement à passer à côté de leviers puissants de changement, comme la réintégration du système ferroviaire dans une seule entité juridique et organisationnelle (en ne maintenant séparés de cette entité réunifiée que la tarification et l’attribution des sillons, seule obligation réelle de la législation européenne), ou la suppression des EIA/RPA et de la prime associée, pour ne citer que ce qui est complètement ignoré du rapport ;

- Mais encore à formuler des recommandations, qui, si elles résultent d’éléments d’analyse que l’on peut pour partie partager, permettront néanmoins aux responsables actuels de redoubler de vigueur dans les voies qui ont conduit au problème identifié : gestion en « silos », externalisation industrialisée, absence de coopération, déstabilisation permanente des individus par des réorganisations incessantes, casse des collectifs de travail.

Une illustration : le blocage de la gare Montparnasse

Comme cela arrive de plus en plus souvent, la SNCF a été sous le feu des médias à l’occasion du blocage quasi-total de la gare Montparnasse, à Paris, durant quatre jours, à la suite d’une panne qui a affecté le poste d’aiguillage de type PRCI (Poste à relais à commande informatique) de Vanves. Cette panne, comme il a été déterminé, provenait d’un défaut d’isolement entre composants électriques dans une armoire de commande de la signalisation. Ce qui a provoqué la durée prolongée du blocage et a nécessité de procéder à de longs tests de nombreux circuits électriques afin de localiser l’origine précise de la panne. Contrairement à ce qui a pu être souvent médiatisé, la cause ne relevait pas, comme c’était le cas lors de l’accident très grave de Brétigny-sur-Orge du 12 juillet 2013 et comme cela arrive hélas de plus en plus souvent sur le réseau avec moins de conséquences, d’un défaut d’entretien d’installations anciennes. En effet, l’armoire en question était relativement récente et avait même fait l’objet, peu auparavant, d’une modernisation et de modifications dans le cadre de la mise en service des lignes à grande vitesse Le Mans – Rennes et Tours – Bordeaux

Cependant, l’évènement de Montparnasse n’est pas survenu par hasard. Des défauts d’isolement électrique, il est normal qu’il en survienne mais, lorsqu’ils sont signalés, ce qu’il faut bien nommer une désorganisation des procédures de maintenance conduit parfois à ne pas les traiter immédiatement, avec d’importantes conséquences possibles sur la régularité, comme dans le cas d’espèce. L’un des principaux problèmes, non mentionné dans le rapport « Robustesse », est qu’il n’y a souvent plus de suivi adéquat des installations des postes, faute d’effectifs suffisants dans les établissements... Une recommandation réellement efficace, qui ne figure pas dans ce rapport, serait donc que la direction SNCF réaffecte aux établissements les moyens humains nécessaires pour assurer convenablement la maintenance et la surveillance des installations. Il apparaît même que cette tension sur les effectifs aboutit à ce que, lorsque des modifications sont effectuées dans des installations de signalisation, les schémas de câblage antérieurs ne sont plus immédiatement mis à jour et ne correspondent donc pas à la situation que les agents vont rencontrer lors de leurs interventions sur le terrain. On peut faire l’hypothèse que cela explique que le dépannage du poste de Vanves ait nécessité plus de 48 heures de tests de tous les circuits de contrôle/commande des signaux adressés aux conducteurs de trains, avant de pouvoir déterminer où se trouvait exactement le dysfonctionnement et d’y mettre fin. Cette hypothèse est d’autant plus solide que la première des recommandations, à la page 23 du rapport rendu public par la SNCF dès le 3 août 2017 (« Incident du 29 juillet au 1er août 2017 – Poste d’aiguillage de Vanves ; Contexte, chronologie, service voyageur, recommandations ») sonne comme un aveu : « Mieux organiser la traçabilité des interventions et leur partage entre les différents intervenants (organismes d’études, intervenants travaux, mainteneurs). Numériser la documentation des postes d’aiguillages. Responsable : Direction de l’ingénierie - SNCF Réseau. »

On n’aura pas manqué de constater que les médias et les représentants du gouvernement ont, après l’incident, évoqué presque uniquement et reproché au président de SNCF Mobilité, M. Pépy, les dysfonctionnements – certes bien réels – de l’information aux usagers en cas de panne, et surtout pas les causes véritables qui relèvent de l’organisation actuelle (ou plutôt de la désorganisation) du système ferroviaire public. Mme Borne, ministre chargée des Transports, ne se risquera évidemment jamais à se colleter avec des problèmes dont elle est une des principales responsables. Elle a en effet elle-même promu tous azimuts la séparation entre infrastructure et services ferroviaires et plus généralement la fragmentation de la SNCF.

L’incident de Montparnasse n’est donc pas un évènement fortuit mais plutôt le résultat de dispositifs structurels idéologiquement marqués. En revanche, les éléments que nous venons de souligner (tension sur les emplois de surveillance/maintenance des installations, non-mise à jour systématique et complète des schémas de signalisation après chaque nouvelle intervention sur les postes) se rattachent bien à la perte des emplois et des compétences internes et à l’augmentation de l’externalisation de pans entiers des métiers.

Finalement, la perversion des méthodes managériales et des organisations en vigueur, en empêchant les salarié-e-s d’accomplir un travail de qualité dont ils puissent être fiers, est l’une des causes principales de la souffrance au travail à la SNCF qui se répand désormais, là comme ailleurs, dans des proportions inquiétantes.

SUD-Rail s’emploie à combattre ces méthodes et ces organisations ; l’intervention de l’opinion publique est elle aussi nécessaire.

pdf.gif[Télécharger la lettre économique N°56]

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La précarité n’est pas un métier !

Une seconde mobilisation tournée vers la convergence des luttes. Cette nouvelle journée de mobilisation contre les ordonnances réformant le Code du Travail a rassemblé ce 21 septembre plus largement les composantes du mouvement social. Associations, partis et mouvements politiques, organisations syndicales, étaient nombreux à défiler aux côtés des salariés, de la jeunesse, des retraités, des chômeurs.

Face à des lois qui réduisent nos droits, dérèglementent le travail, suppriment des emplois, réduisent nos salaires, précarisent l’emploi, renforcent la répression, cassent les services publics, pénalisent les précaires, … il faut imposer la démocratie, celle de la rue, à un gouvernement illégitime, qui tourne le dos à la représentation nationale en forçant le passage par des ordonnances. Nous sommes convaincus qu’il faudra bien plus que 2 journées de mobilisation pour faire plier le gouvernement, et qu’un cadre unitaire pour s’y opposer est essentiel pour gagner. Dans les manifestations des 12 et 21 Septembre, dans les rassemblements, dans les assemblées générales, dans les luttes qui s’organisent à la base dans les entreprises, partout en France, un message clair a été envoyé au nouveau pouvoir en place et au patronat : résistance du mouvement social contre la régression sociale, riposte générale contre toutes les mesures libérales et leur politique antisociale, convergence de nos luttes pour une autre répartition des richesses, et taxation du capital en faveur du bien être social et écologique.

C’est sur la base de ce message, que la Fédération SUD-Rail :

⇒ appelle à la convergence des luttes, à élargir la grève dans toutes les entreprises et à la généraliser, à bloquer l’économie du pays.

⇒ A créer un front unitaire associatif, politique et syndical, pour stopper les régressions sociales contenues dans le programme Macron qui vise à remettre en cause les acquis de ces 70 dernières années, en matière de protection sociale, de droits du travail, de retraite, de logement, qui touche toute la population.

Dès demain, de nouvelles initiatives seront décidées ; pour la Fédération SUD-Rail, nos luttes doivent se nourrir l'une de l'autre pour converger vers un mouvement général de contestation afin de stopper cette régression généralisée.

La Fédération SUD-Rail appelle tous les travailleurs à s’organiser sur leur lieu de travail et à prendre en main la lutte pour construire un véritable mouvement interprofessionnel d’ensemble, pour créer les conditions d'un blocage de l'économie et d’une grève générale reconductible capable de faire gagner nos revendications !

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La précarité n’est pas un métier !

Une seconde mobilisation tournée vers la convergence des luttes. Cette nouvelle journée de mobilisation contre les ordonnances réformant le Code du Travail a rassemblé ce 21 septembre plus largement les composantes du mouvement social. Associations, partis et mouvements politiques, organisations syndicales, étaient nombreux à défiler aux côtés des salariés, de la jeunesse, des retraités, des chômeurs.

Face à des lois qui réduisent nos droits, dérèglementent le travail, suppriment des emplois, réduisent nos salaires, précarisent l’emploi, renforcent la répression, cassent les services publics, pénalisent les précaires, … il faut imposer la démocratie, celle de la rue, à un gouvernement illégitime, qui tourne le dos à la représentation nationale en forçant le passage par des ordonnances. Nous sommes convaincus qu’il faudra bien plus que 2 journées de mobilisation pour faire plier le gouvernement, et qu’un cadre unitaire pour s’y opposer est essentiel pour gagner. Dans les manifestations des 12 et 21 Septembre, dans les rassemblements, dans les assemblées générales, dans les luttes qui s’organisent à la base dans les entreprises, partout en France, un message clair a été envoyé au nouveau pouvoir en place et au patronat : résistance du mouvement social contre la régression sociale, riposte générale contre toutes les mesures libérales et leur politique antisociale, convergence de nos luttes pour une autre répartition des richesses, et taxation du capital en faveur du bien être social et écologique.

C’est sur la base de ce message, que la Fédération SUD-Rail :

⇒ appelle à la convergence des luttes, à élargir la grève dans toutes les entreprises et à la généraliser, à bloquer l’économie du pays.

⇒ A créer un front unitaire associatif, politique et syndical, pour stopper les régressions sociales contenues dans le programme Macron qui vise à remettre en cause les acquis de ces 70 dernières années, en matière de protection sociale, de droits du travail, de retraite, de logement, qui touche toute la population.

Dès demain, de nouvelles initiatives seront décidées ; pour la Fédération SUD-Rail, nos luttes doivent se nourrir l'une de l'autre pour converger vers un mouvement général de contestation afin de stopper cette régression généralisée.

La Fédération SUD-Rail appelle tous les travailleurs à s’organiser sur leur lieu de travail et à prendre en main la lutte pour construire un véritable mouvement interprofessionnel d’ensemble, pour créer les conditions d'un blocage de l'économie et d’une grève générale reconductible capable de faire gagner nos revendications !

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jpg/Icone_nouvelles/Code_claque.jpgPROJETS D’ORDONNANCES ...!?! - le 22/09/2017 11h28

PROJETS D’ORDONNANCES RELATIVES AU “RENFORCEMENT DU DIALOGUE SOCIAL” du 31 AOÛT 2017 ENCORE PLUS DE LIBERTÉS ET DE SÉCURITÉ POUR LES ENTREPRISES ENCORE MOINS DE DROITS ET D'ACCÈS AU JUGE POUR LES SALARIÉS

Les ordonnances réformant le Code du travail s’inscrivent dans la droite ligne des quatre Lois promulguées en la matière par le précédent gouvernement. Elles les parachèvent en allant beaucoup plus loin dans la remise en cause des droits des salariés. On y relève un décalage frappant entre le discours du gouvernement, les ambitions affichées (Dossier de presse notamment) et le contenu de ces ordonnances ; Certaines dispositions constituent l’exact contraire des objectifs annoncés Le gouvernement pensait-il possible que les français se contenteraient de prendre pour acquis ses discours et ne vérifieraient pas si le contenu des textes correspondait aux effets d’annonce ? pdf.gif[Lire les conclusions des avocats]

Ces vérifications ont été effectuées par un collectif d’avocats du Syndicat des avocats de France, praticiens du droit social engagés dans la défense des salariés:  pdf.gif[Lire les conclusions des avocats]

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PROJETS D’ORDONNANCES RELATIVES AU “RENFORCEMENT DU DIALOGUE SOCIAL” du 31 AOÛT 2017 ENCORE PLUS DE LIBERTÉS ET DE SÉCURITÉ POUR LES ENTREPRISES ENCORE MOINS DE DROITS ET D'ACCÈS AU JUGE POUR LES SALARIÉS

Les ordonnances réformant le Code du travail s’inscrivent dans la droite ligne des quatre Lois promulguées en la matière par le précédent gouvernement. Elles les parachèvent en allant beaucoup plus loin dans la remise en cause des droits des salariés. On y relève un décalage frappant entre le discours du gouvernement, les ambitions affichées (Dossier de presse notamment) et le contenu de ces ordonnances ; Certaines dispositions constituent l’exact contraire des objectifs annoncés Le gouvernement pensait-il possible que les français se contenteraient de prendre pour acquis ses discours et ne vérifieraient pas si le contenu des textes correspondait aux effets d’annonce ? pdf.gif[Lire les conclusions des avocats]

Ces vérifications ont été effectuées par un collectif d’avocats du Syndicat des avocats de France, praticiens du droit social engagés dans la défense des salariés:  pdf.gif[Lire les conclusions des avocats]

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jpg/Icone_nouvelles/Non_mise_mort2.jpgOuverture à la concurrence... - le 22/09/2017 11h05

Ouverture à la concurrence... La voie de la maltraitance sociale !

Lors d’un « point presse », Hervé Maurey et Louis Nègre, sénateurs UDI et LR ont annoncé vouloir déposer un projet de loi dès septembre pour accélérer l’ouverture à la concurrence et la privatisation de SNCF dès 2019. Filialisation des gares, transfert des matériels, privatisation de la maintenance et transfert des personnels à statut, avec la bénédiction de la direction SNCF, tout y passe ! Exit la période d’expérimentation, ouverture complète dès 2019 !

Les 2 sénateurs annoncent l’ouverture à la concurrence sans passer par une phase d’expérimentation pour qu’elle soit effective dans sa totalité pour TET et TER le 03 décembre 2019. Pour le TGV, une loi sera effective à partir du 1er janvier 2019, mais pas de privatisation du TGV avant 2021, avec à la clé un système de franchises par paquet de lignes pour compenser le déficit chronique de certaines liaisons… Mais il est troublant que les dirigeants de SNCF annoncent dans le même temps la création et l’autonomie de 2 branches « Voyages » et « Transport du quotidien » à l’intérieur de Mobilités. La création des ESV, de Gares & Connexions, de la filiale Transkeo… Fort de ces éléments et de bien d’autres de même nature, on est en droit de se demander qui précipite et organise la concurrence aujourd’hui ? Le gouvernement ou la direction SNCF ?

Filialisation des gares, transfert des matériels et de la maintenance… ils dépouillent et privatisent la SNCF et l’Etat au profit de quelques-uns ! Dans la proposition de loi, on verra figurer la filialisation/privatisation des gares ainsi que le transfert de propriété des matériels et de la maintenance à la région qui pourra la confier à une entité de son choix… la question du transfert des fonctions supports (directions, administratifs, plaques) nécessaires à la gestion est également posée. Après la loi d’Août 2014 qui en était la première étape, c’est maintenant le démantèlement complet de l’entreprise publique qui est aux portes !! La désintégration du système ferroviaire est un mixage d’incompétence, d’idéologie et de cupidité…

A l’heure où, sur la demande de la France, la notion européenne de « concurrence libre et non faussée » a disparu, les sénateurs n’ont donc pas retenu les dérogations autorisées par le quatrième paquet ferroviaire de nature à limiter ou retarder l’ouverture à la concurrence. On le redit, on le prouve, c’est une position idéologique ultra libérale alors qu’aujourd’hui la seule obligation consiste à l’indépendance des 2 fonctions essentielles: répartitions des sillons et tarification de l’infrastructure. C’est donc une dérive libérale qui vise à ce que l’argent public finance le privé à travers des subventions publiques données aux régions. Ces dotations publiques serviront en toute opacité à générer des profits par des marges qui se feront principalement sur les conditions d’emplois des salariés, allant jusqu’à généraliser la totale précarité… Sans oublier les dégradations prévisibles sur la sécurité, le service public et la continuité territoriale. Le transfert des agents à statut dans les entreprises privées parachève la désintégration et l’acte de décès de l’entreprise publique !! Les sénateurs ont annoncé que la proposition de loi devra déterminer les droits sociaux des agents transférés de SNCF Mobilités aux entreprises ferroviaires privées. Ils ne laissent rien au hasard et veulent définir le cadre juridique en comptant aussi sur les ordonnances (dont une visant directement les transferts de contrats) qui ont pour but de casser le Code du Travail dès cet été... Tout est lié… Et dans un suspense insoutenable, il ne faudra pas attendre le soutien des 350 godillots du nouveau président qui se placent dans la même logique que pour les autocars qui portent son nom. Pour la direction SNCF, les cheminots ne sont qu’une charge qu’il faut transférer obligatoirement ! En écho au syndicat des patrons de l’UTP (SNCF majoritaire), membre du MEDEF, qui veulent un transfert obligatoire pour pouvoir récupérer à moindre coût les compétences et le savoir-faire des cheminots (quitte à faire le tri après) ; c’est sans surprise que la Fédération SUD-Rail a pris connaissance, par le biais d’une déclaration du DRH de SNCF, de la position de l’entreprise qui recommande également cette solution : « pour le bien des agents » mais surtout : « pour transférer les charges afférentes aux trafics perdus »… Eh oui, pour la direction, nous ne sommes que des charges !!

Comment se traduit un transfert ? En tout état de cause, un transfert de contrat remet en cause au final le statut des salariés et leurs acquis sociaux. En ce qui nous concerne, les conditions sociales des cheminots, qu’ils soient couverts par le statut ou non, n’y survivront pas. Déjà aujourd’hui, la SNCF pratique la méthode avec ITIREMIA (services en gare, accueil, filtrage, contrôle…), filiale pourtant 100% SNCF, les salariés sont exploités (2/3 du personnel en contrat précaire) et connaissent les transferts successifs avec remise en cause de leurs droits, changement de conventions collectives pour aller toujours vers le moins-disant. Ils perdent, au fil des transferts, les avantages acquis avec souvent une part importante de leur salaire. Toujours dans le « groupe » SNCF, chez OUIBUS à LYON, le transfert d’office des conducteurs après reprise de l’activité par un sous-traitant s’accompagne d’une baisse non négociable d’un ¼ de leur salaire. SNCF qui a investi 200 millions d’euros d’argent public dans les cars Macron sous-traite aujourd’hui leurs licenciements, puisque les récalcitrants sont mis dehors ! Sachant que la loi Travail 2 permettrait un assouplissement des conditions de transfert des contrats de travail, il est temps de se bouger, de manifester notre refus de la fin induite du statut, de l’entreprise et du service public !

La Fédération SUD-Rail continuera à se battre pour un même statut pour l’ensemble des travailleurs du rail et contre la privatisation de l’entreprise. Les patrons doivent savoir que nous ne nous laisserons pas faire et nous invitons l’ensemble des cheminots et des organisations syndicales à se rassembler le 30 Août devant les universités d’été du MEDEF pour signifier notre refus d’être de la chair à canon pour patrons en mal de bénéfices !

pdf.gif[Télécharger le point presse]           pdf.gif[Télécharger le projet de loi]

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Ouverture à la concurrence... La voie de la maltraitance sociale !

Lors d’un « point presse », Hervé Maurey et Louis Nègre, sénateurs UDI et LR ont annoncé vouloir déposer un projet de loi dès septembre pour accélérer l’ouverture à la concurrence et la privatisation de SNCF dès 2019. Filialisation des gares, transfert des matériels, privatisation de la maintenance et transfert des personnels à statut, avec la bénédiction de la direction SNCF, tout y passe ! Exit la période d’expérimentation, ouverture complète dès 2019 !

Les 2 sénateurs annoncent l’ouverture à la concurrence sans passer par une phase d’expérimentation pour qu’elle soit effective dans sa totalité pour TET et TER le 03 décembre 2019. Pour le TGV, une loi sera effective à partir du 1er janvier 2019, mais pas de privatisation du TGV avant 2021, avec à la clé un système de franchises par paquet de lignes pour compenser le déficit chronique de certaines liaisons… Mais il est troublant que les dirigeants de SNCF annoncent dans le même temps la création et l’autonomie de 2 branches « Voyages » et « Transport du quotidien » à l’intérieur de Mobilités. La création des ESV, de Gares & Connexions, de la filiale Transkeo… Fort de ces éléments et de bien d’autres de même nature, on est en droit de se demander qui précipite et organise la concurrence aujourd’hui ? Le gouvernement ou la direction SNCF ?

Filialisation des gares, transfert des matériels et de la maintenance… ils dépouillent et privatisent la SNCF et l’Etat au profit de quelques-uns ! Dans la proposition de loi, on verra figurer la filialisation/privatisation des gares ainsi que le transfert de propriété des matériels et de la maintenance à la région qui pourra la confier à une entité de son choix… la question du transfert des fonctions supports (directions, administratifs, plaques) nécessaires à la gestion est également posée. Après la loi d’Août 2014 qui en était la première étape, c’est maintenant le démantèlement complet de l’entreprise publique qui est aux portes !! La désintégration du système ferroviaire est un mixage d’incompétence, d’idéologie et de cupidité…

A l’heure où, sur la demande de la France, la notion européenne de « concurrence libre et non faussée » a disparu, les sénateurs n’ont donc pas retenu les dérogations autorisées par le quatrième paquet ferroviaire de nature à limiter ou retarder l’ouverture à la concurrence. On le redit, on le prouve, c’est une position idéologique ultra libérale alors qu’aujourd’hui la seule obligation consiste à l’indépendance des 2 fonctions essentielles: répartitions des sillons et tarification de l’infrastructure. C’est donc une dérive libérale qui vise à ce que l’argent public finance le privé à travers des subventions publiques données aux régions. Ces dotations publiques serviront en toute opacité à générer des profits par des marges qui se feront principalement sur les conditions d’emplois des salariés, allant jusqu’à généraliser la totale précarité… Sans oublier les dégradations prévisibles sur la sécurité, le service public et la continuité territoriale. Le transfert des agents à statut dans les entreprises privées parachève la désintégration et l’acte de décès de l’entreprise publique !! Les sénateurs ont annoncé que la proposition de loi devra déterminer les droits sociaux des agents transférés de SNCF Mobilités aux entreprises ferroviaires privées. Ils ne laissent rien au hasard et veulent définir le cadre juridique en comptant aussi sur les ordonnances (dont une visant directement les transferts de contrats) qui ont pour but de casser le Code du Travail dès cet été... Tout est lié… Et dans un suspense insoutenable, il ne faudra pas attendre le soutien des 350 godillots du nouveau président qui se placent dans la même logique que pour les autocars qui portent son nom. Pour la direction SNCF, les cheminots ne sont qu’une charge qu’il faut transférer obligatoirement ! En écho au syndicat des patrons de l’UTP (SNCF majoritaire), membre du MEDEF, qui veulent un transfert obligatoire pour pouvoir récupérer à moindre coût les compétences et le savoir-faire des cheminots (quitte à faire le tri après) ; c’est sans surprise que la Fédération SUD-Rail a pris connaissance, par le biais d’une déclaration du DRH de SNCF, de la position de l’entreprise qui recommande également cette solution : « pour le bien des agents » mais surtout : « pour transférer les charges afférentes aux trafics perdus »… Eh oui, pour la direction, nous ne sommes que des charges !!

Comment se traduit un transfert ? En tout état de cause, un transfert de contrat remet en cause au final le statut des salariés et leurs acquis sociaux. En ce qui nous concerne, les conditions sociales des cheminots, qu’ils soient couverts par le statut ou non, n’y survivront pas. Déjà aujourd’hui, la SNCF pratique la méthode avec ITIREMIA (services en gare, accueil, filtrage, contrôle…), filiale pourtant 100% SNCF, les salariés sont exploités (2/3 du personnel en contrat précaire) et connaissent les transferts successifs avec remise en cause de leurs droits, changement de conventions collectives pour aller toujours vers le moins-disant. Ils perdent, au fil des transferts, les avantages acquis avec souvent une part importante de leur salaire. Toujours dans le « groupe » SNCF, chez OUIBUS à LYON, le transfert d’office des conducteurs après reprise de l’activité par un sous-traitant s’accompagne d’une baisse non négociable d’un ¼ de leur salaire. SNCF qui a investi 200 millions d’euros d’argent public dans les cars Macron sous-traite aujourd’hui leurs licenciements, puisque les récalcitrants sont mis dehors ! Sachant que la loi Travail 2 permettrait un assouplissement des conditions de transfert des contrats de travail, il est temps de se bouger, de manifester notre refus de la fin induite du statut, de l’entreprise et du service public !

La Fédération SUD-Rail continuera à se battre pour un même statut pour l’ensemble des travailleurs du rail et contre la privatisation de l’entreprise. Les patrons doivent savoir que nous ne nous laisserons pas faire et nous invitons l’ensemble des cheminots et des organisations syndicales à se rassembler le 30 Août devant les universités d’été du MEDEF pour signifier notre refus d’être de la chair à canon pour patrons en mal de bénéfices !

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