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N' est-il pas affligeant de voir dans les médias complaisants à l'égard du pouvoir, c'est-à-dire presque tous, une avalanche de témoignages de moutons qui, non contents d' être livrés aux prédateurs qui les dévorent et de se faire tondre par leurs bergers, ne trouvent rien de mieux que de critiquer les seuls qui ont le courage de se défendre.
Après s' être fait sucrer leurs retraites sans réagir par Fillon il y a quelques années, et bien qu'ils passent leur temps à pleurnicher sur la baisse, mois après mois, de leur pouvoir d' achat, qu'ils voient l'argent de leurs impôts distribué aux contribuables les plus riches du pays, ces esclaves s'en prennent à ceux qui, au lieu de se laisser plumer comme des pigeons, ont le courage de résister.

Mais où en est donc ce peuple d' avachis prêts à tout accepter pourvu qu'on leur organise une coupe du monde de foot de temps en temps, qu'on leur laisse de quoi s' acheter un écran plasma fabriqué en Chine par des esclaves moins payés qu 'eux, des fringues " de marque " fabriquées en Inde par des gamins qui bossent 16 heures par jour, et surtout de belles vacances organisées en troupeaux pour aller jouer les riches dans les pays pauvres ?

Pendant ce temps-là, leurs parlementaires se paient des retraites de luxe où chaque année de cotisation compte double, leur président s'augmente de 206%, et leurs enfants étudiants, aussi veules et minables qu 'eux, applaudissent quand les CRS chargent ceux qui bloquent les facs.

Triste destin pour un peuple qui, le 4 août 1789, avait eu le courage de se débarrasser de ceux qui prétendaient ne justifier leurs privilèges que par leur hérédité.

Publié le 23/11/2007 15h16  - 1 commentaire 1 commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Prévisualiser...   Imprimer...   Haut
Lettre ouverte à Monsieur Nicolas Sarkozy

Je serai en grève le 14 novembre - Pourquoi ?

Tout d'abord des éléments chiffrés :

1) Le système de retraite SNCF actuel :

* Le taux plein est atteint après 37,5 ans de cotisations, il correspond à 75 % du salaire liquidable qui est lui-même de 88 % du salaire réel. Donc 75 % de 88 % = 66 % du salaire réel.

* Départ possible (et souvent imposé) à 55 ans.

Il est donc exceptionnel de partir avec le taux plein à 55 ans puisqu'il faut cotiser depuis l'age de 17,5 ans.

Prenons donc le cas d'un cheminot (non conducteur) embauché à 20 ans (c'est déjà un cas très optimiste).

A 55 ans il aura cotisé 35 ans il pourrait donc percevoir 35 / 37,5 = 93,33 % du taux plein.

2) Le nouveau système (projet transmis mi-octobre)

* Le taux plein est atteint après 40 ans de cotisations, il correspond à 75 % du salaire liquidable (inchangé).

Une décote de 5 % par an est appliquée pour les années manquantes pour atteindre soit les 40 ans de cotisations, soit l'age « pivot » fixé à 60 ans.

* Départ possible (qui ne serait plus imposé) à 55 ans.

Reprenons le même exemple :

A 55 ans notre cheminot aura cotisé 35 ans il pourrait donc percevoir (35 / 40) * 0,75  = 65,62 % du taux plein.

Ce qui donne 65,62 / 93,33 = 70,31 % de sa retraite dans le système actuel, il perd donc 30%.

En travaillant 4 ans de plus, il aurait (39 / 40) * 0,95 = 92,62 % du taux plein. Pour toucher la même retraite que dans le système actuel il doit donc travailler plus de 4 ans en plus.

3) les dernières propositions du gouvernement (projet du 6 novembre)

* L'age pivot serait ramené à 57,5 ans pour qu'un cheminot qui accepte de travailler 2,5ans de plus conserve la même retraite, dans le cadre des 40 ans de cotisations.

A première vue il semblerait que ce soit une concession importante, mais il est précisé que si dans l'avenir la durée de cotisations passe à 41 ans cet age pivot passera à 58,5 ans. On peut, sans risque de se tromper, penser que si la durée de cotisations passe à 42 ans cet age pivot passera à 59,5 ans, puis pour 42,5 ans à 60 ans.

Et on sait déjà que ce n'est pas « SI » la durée de cotisations passe à 41 ans puis 42 ans, mais « QUAND » la durée de cotisations passera à 41 ans puis 42 ans. Et le quand est déjà connu : c'est 2008 pour les 41 ans et 2009 ou 2010 pour les 42 ans.

Cette modification du projet n'est donc qu'une tentative de faire croire aux cheminots (et peut-être surtout à l'opinion publique) qu'ils bénéficient d'une concession importante alors que celle-ci aura une durée de vie plus que limitée.

4) Petite réflexion personnelle sur le principe de la décote

Etant amateur d'orchidées, le jour où je pourrai prendre ma retraite j'envisage d'augmenter le nombre de mes plantes. Je pourrais passer d'environ 60 orchidées à une centaine.

J'imagine déjà la situation suivante :

Je choisi dans le catalogue de mon producteur favori 40 plantes à 20 euros pièce, soit 800 euros.

Malheureusement lorsque je reçois ma commande le producteur m'informe qu'il n'y a que 35 plantes car 5 n'étaient plus disponibles et il me fait une facture de 700 euros.

Je lui envoie alors mon règlement en lui précisant que j'applique une décote de 5 % par plante manquante, ce qui donne : 700 x 0,75 = 525 euros.

Je vous laisse imaginer la tête du producteur !! Et pourtant c'est ça la décote.

Les justifications de la réforme :

Cette réforme serait nécessaire pour 2 raisons :

par souci d'équité vis-à-vis des autres régimes,
pour garantir l'avenir des régimes spéciaux.
1) L'équité

Un beau principe qu'il est difficile de critiquer !, mais .

Si on veut vraiment l'équité pourquoi ne pas tenir compte de tous les critères ?

Pourquoi ne pas parler de la cotisation supplémentaire destinée à financer les avantages de notre régime ?

Le 23 mai 2003 Monsieur Louis Gallois adressait une lettre à tous les cheminots pour nous informer que, selon le premier ministre de l'époque, le régime SNCF n'était pas concerné et n'avait pas à l'être par la réforme. Dans cette lettre il indiquait que la « surcotisation » était de l'ordre de 440 millions d'euros. Sur mon salaire de 2200 euros net elle est de 312 euros qui s'ajoutent aux 792 euros de la cotisation de base (on notera que l'ensemble des cotisations = 50 % du salaire net)

Je me demande donc si par souci d'équité, lors de la renégociation du régime général prévue en 2008, cette surcotisation va être appliquée aux entreprises privées ?

Alors bien sur on conserve la possibilité de partir à 55 ans. Mais ce n'est que de la théorie. Si on reprend l'exemple précédent : à 55 ans notre cheminot peut partir avec 65,62 % du taux plein, soit x 75 % par rapport au salaire liquidable et x 66 % par rapport au salaire réel.

Soit 65,62 x 0,66 = 43,3 % du salaire réel.

Qui peut se permettre de partir avec 43,3 % de son salaire ? Messieurs Hallyday, Lagardère ou Bolloré peut-être mais pas un cheminot !

Pourquoi ne pas tenir compte du niveau des salaires. Le salaire des cheminots serait-il du même niveau que dans les entreprises privées ? Certainement pas, au moins  pour les « bac + 2 génie civil », sinon comment expliquer les difficultés rencontrées pour recruter dans mon service ?

Cette année, un seul candidat valable pour un poste offert et finalement il refuse car il a une autre proposition à 500 euros de plus !!

Autre exemple : quand Monsieur Louis Gallois a été appelé d'urgence au chevet d'EADS son salaire est passé de 15 000 euros mensuels à 190 000 euros. L'écart de salaire existe donc bien, et à tous les niveaux !

On se demande d'ailleurs pourquoi, par souci d'équité, les salaires des directeurs n'ont pas été ramenés au même niveau que ceux des 10 000 employés qui sont priés d'aller trouver du travail ailleurs !

2) l'avenir du régime de la SNCF

La réforme va-t-elle augmenter les recettes de la caisse de retraite ?

De toute évidence non ! Pour augmenter les recettes il faut soit augmenter le taux de cotisation, soit augmenter le nombre de cotisants.

Or le taux n'augmente pas et le nombre de cheminots diminue, en particulier à cause de la restructuration actuelle de la branche Fret,

La réforme n'aura donc pour effet qu'une légère diminution des dépenses grâce au recul des départs en retraite, et, comme celle du régime général on peut prévoir qu'elle n'assurera pas l'avenir du système.

Les alternatives :

D'après le gouvernement il n'y en aurait aucune !

Mais pourquoi ne pas imaginer un financement complémentaire ?

Personne ne trouverait scandaleux de taxer les cigarettes et d'utiliser cette taxe pour assurer un financement complémentaire à la sécurité sociale.

Si les régimes de retraite sont en difficultés c'est d'abord à cause des améliorations continues de la productivité. La richesse produite en France augmente chaque année, mais elle est produite par de moins en moins de « producteurs » donc de cotisants. Utiliser une partie de ces gains de productivité pour assurer l'avenir des régimes de retraite ne serait donc pas absurde !

D'après ce que j'ai lu dans la presse le déficit de l'ensemble des régimes pour 2007 serait compris entre 4 et 5 milliards d'euros.

Ce montant peut être comparé aux 13 milliards du « paquet fiscal » dont 1,4 milliard pour le bouclier fiscal seul, coût de la première réforme importante du quinquennat.

Cette simple comparaison montre qu'il n'est pas irréaliste d'imaginer un financement complémentaire.

Une autre comparaison peut être faite avec les échanges boursiers. A titre d'exemple j'ai recherché les échanges d'une action prise au hasard pendant une seule journée : EADS le 12 novembre 2007.

Valorisation de l'entreprise : 18,637 milliards

Nombre d'actions échangées 5 497 505 pour un cours de 22,90 euros soit 0,675 % du capital échangé pour 125 892 864,5 euros (soit environ 126 millions d'euros).

On peut en déduire qu'en moins de 200 jours l'équivalent de la totalité du capital de l'entreprise change de propriétaire. Cela montre que la bourse qui devrait permettre à des investisseurs de financer les entreprises en échange d'une participation aux bénéfices, permet surtout aux spéculateurs de faire des bénéfices en achetant et revendant les actions plusieurs fois dans l'année.

Ne pourrait-on pas alors imaginer une taxe dédiée au financement des retraites, dont le taux serait inversement proportionnel à la durée de détention des actions :

Par exemple celui qui garde ses actions plus de 12 ou 18 mois : pas de taxe ;

Entre 6 et 12 mois ou 18 mois une taxe faible ; entre 3 et 6 mois une taxe plus importante ;

Celui qui revend moins de 3 mois après l'achat il « douille »

La méthode

La réforme résulterait de nombreuses négociations : débats au Parlement, au Sénat, discussions avec les organisations syndicales. Mais en réalité ces échanges ont eu lieu alors que personne ne connaissait le projet du gouvernement.

Pourtant cette réforme était « prête puisque facile à faire » mais n'a été divulguée que mi-octobre en précisant que la porte était ouverte pour les négociations mais qu'il n'y avait rien à négocier et que de toutes façons les négociations devraient se tenir au sein des entreprises qui bien évidemment n'ont aucun pouvoir pour amender le projet.

Par la suite comme on l'a vu plus haut une vraie fausse concession a été annoncée qui ne changerait quelque chose que si la durée de cotisation restait à 40 ans ce qui ne sera pas le cas.

On peut donc dire que cette réforme est imposée sans négociations et qu'en plus elle ne sera déjà plus bonne dans un an avec le passage à 41 puis 42 ans de cotisations.

Pourquoi alors ne pas avoir groupé la réforme des régimes spéciaux avec celle à venir en 2008 (donc dans moins d'un an) pour que l'on sache réellement les conditions futures de notre système de retraite.

La réponse est simple : c'est pour éviter le mécontentement conjoint des cotisants du régime général et des régimes spéciaux.

Et enfin pourquoi refuser une table ronde gouvernement - syndicats - direction de l'entreprise ?

Pour convaincre certains syndicats de ne pas s'associer à la grève grâce a des accords secrets ?

En conclusion :

Je pense donc que la création d'un financement complémentaire qui permettrait par exemple de mettre tous les régimes avec 40 ans de cotisations mais sans décote ou avec une décote beaucoup plus faible que 5 % par an apporterait la pérennité du système de retraite par répartition tout en assurant une réelle équité pour l'ensemble des cotisants et même, au moins en partie, des acteurs de l'économie  qui ne cotisent pas mais qui profitent des richesses produites par les cotisants.

Voilà pourquoi j'étais en grève le 18 octobre et le serai encore le 14 novembre.
         
Publié le 23/11/2007 15h03  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Prévisualiser...   Imprimer...   Haut

Bonjour

Un jour un ami m'a dit en france nous sommes le dernier pays communiste du monde ,je pensais qu'il exagerait et bien non preuve en est enore aujourd'hui !!!

Cheminots si vous n'etes pas contents de vos conditions de travail et bien faites ce que toute personne civilisée du 21 eme siecle fait : CHANGEZ EN ou bien partez en Russie pour voir comment ca se passe camarades !

En espérant que mes enfants veront la SNCF un jour privatisée

PS :Lorsque vous etes intérrogés n'hésitez pas à communiquer sur les prix de vos trajets en train pour vous et votre famille proche ! 

Publié le 20/11/2007 11h51  - 2 commentaires 2 commentaires - Voir? Ajouter le vôtre ?   Prévisualiser...   Imprimer...   Haut

Cher usager,

 Je suis en grève aujourd'hui et je l'assume. Oui, j'assume de devoir vous poser des problèmes dans votre train-train quotidien, j'assume de vous obliger à modifier vos habitudes quotidiennes.

 On m'accuse de vous prendre en otage...Mais vous ai-je enfermés, vous ai-je attachés ? Non, je vous laisse libres. Libres au milieu des contraintes que vous acceptez tous les jours sans vous en plaindre.
J'assume pleinement de vous laisser voir vos chaînes, parce que ces chaînes sont aussi les miennes. Parce que moi aussi, je dois faire garder mes gamins quand je commence au petit matin, moi aussi, quand je rentre le soir, j'ouvre ma boite à factures qui naguère s'appelait boite aux lettres, moi aussi je m'affale parfois dans le canapé pour manger docilement la soupe de la télé, car moi aussi, je vis dans cette société. Oui, je l'assume. Comme j'assume les contraintes de mon métier qui me font vivre à part du groupe, qui me font travailler avant vous pour ouvrir la gare et mettre en place le train qui va vous emmener bosser, et après vous une fois que vous êtes rentrés la maison.
Pour vous emmener dans votre famille passer les fêtes,  je ne les passerai pas dans la mienne. Je vous transporte et par définition, mon travail commence là où s'arrête le vôtre, et vice versa.
 Quand j'ai pris la décision de faire ce métier, il y a 25 ans, j'ai pesé le prix de ma mise à l'écart de la vie collective, par les horaires farfelus. Ce prix, je l'ai accepté et j'entends me le faire payer.
 Bien sûr, je ne suis pas le plus mal loti de la terre. Bien sûr, il y a bien pire et bien plus malheureux. Mais doit-on se sentir coupable d'avoir un toit en voyant les sans-abri ? Doit-on se sentir coupable d'avoir un emploi en comptant les chômeurs ? Doit-on se sentir coupable de se défendre ?

 Ma défense, je l'ai préparée. Parce que les résultats des élections de mai ne laissaient aucun doute. Le conflit aurait lieu, historiquement il devait avoir lieu. Où et quand ? Vous avez la réponse aujourd'hui. Parce que, je ne vous le cache pas, Il était encore sur le yacht de Bolloré que je mettais de coté l'argent nécessaire à ce combat. S'il le faut, celui prévu pour quelques projets futiles sera utilisé et tant pis si le home-cinéma ne vient pas dans mon foyer cette année. Quoi, j'aurais pu me payer un home cinéma et je suis dans la rue ? Et bien ça aussi je l'assume. Et sans aucune honte depuis que j'ai lu que la marque qui commercialise le plus grand écran plasma, un joujou à cent mille euros, visait aussi le marché des particuliers en France. On me donne 1600 euros par mois pour faire circuler les trains et assurer votre sécurité.

Publié le 17/11/2007 12h35  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Prévisualiser...   Imprimer...   Haut
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